Comment trouver le systèmes de coordonnées d’une couche dans ArcGis 10.X?

Normalement, toutes les couches de données géographiques possèdent la description relative au système de coordonnées. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas. En général se problème se double avec celui de ne pas (ou plus) pouvoir contacter le producteur de la donnée.

Diagnostic du problème

A- Vous demandez à Arcmap de charger la couche et vous voyez un message d’avertissement : « Les sources de données ajoutées suivantes n’ont pas d’informations de référence spatiale. Ces données peuvent être affichées dans ArcMap, mais elles ne peuvent pas être projetées. »
Si c’est une couche de données vectorielle (points, lignes, polygones), les données doivent manquer de système de coordonnées défini. Dans le cas de fichiers de formes, il manque le fichier PRJ.

B- Vous demandez à Arcmap de charger la couche et, sans avoir aucun message d’avertissement ou d’erreur, vous ne voyez pas vos nouvelles données, ou elles sont complètement ailleurs de là où elles devraient être.
Si c’est une couche de données vectorielle (points, lignes, polygones), les données ont un système de coordonnées défini, mais il est faux. Le fichier PRJ existe , mais son contenu est erroné.

Procédure de recherche

Dans cet article nous essayons de vous apporter un guide pour déterminer le système de projection d’une couche de données SIG, quand elle est inconnue.

Nous nous sommes limités aux systèmes couramment utilisés en France par les différents organismes et administrations : les projections Lambert et Lambert93, les projections UTM et les données non projetées (géographiques en latitude/longitude).

Bien sûr, il en existe beaucoup d’autres, utilisées ponctuellement. Mais il est impossible de les déterminer sans un véritable travail de détective.
Les cartes suivantes montrent les différentes zones concernées par chaque type de système de projection.

Nous donnons comme acquis que vous savez utiliser ArcGis et que vous possédez d’autres données de référence qui vous permettront de comparer et de juger des résultats obtenus.

Vous pouvez télécharger le document pdf de cet article sur le site de NASCA, en cliquant ici.

Vous devez trouver la plage de valeurs X et Y contenues dans les données.

1- Démarrez ArcMap avec un nouveau document vide
2- Ajoutez les données dotées du système de coordonnées inconnu. Les données ne doivent pas avoir de système de coordonnées défini. Dans le cas de fichiers de formes, il ne doit pas posséder de fichiers PRJ. S’il y en a un, renommez-le différemment.
3- Cliquez avec le bouton droit sur le nom de la couche dans la table des matières,
4- Cliquez sur Propriétés pour ouvrir la boîte de dialogue Propriétés de la couche,
5- Sélectionnez l’onglet Source, puis examinez l’étendue des données. Dans la partie haute de la fenêtre)

Le terme système de coordonnées peut s’appliquer à des données exprimées en degrés décimaux (coordonnées géographiques) ou à un système de coordonnées projetées exprimé en mètres.
Si les coordonnées indiquées dans la zone Etendue sont exprimées en degrés décimaux, elle seront comprises entre -180 et +180 pour les longitudes (valeurs de Gauche et Droite)et entre -90 et +90 pour les latitudes (valeurs de Haut et Bas). Le système des données sera à rechercher dans la section « Systèmes de coordonnées géographiques » d’ArcGis. Il reste à trouver le système géodésique (Datum) des données. (Voir plus loin)

Si les coordonnées indiquées dans la zone Etendue sont de l’ordre des centaines de millier ou des millions, il s’agit de mètres. Le système des données sera à rechercher dans la section « Systèmes de coordonnées projetées » d’ArcGis, et il restera aussi à trouver le système géodésique (Datum) des données.

Trouver le système de projection

Ci-après vous trouverez un cheminement logique en se basant sur la plage de valeurs « Etendue » de votre couche. En plus de ces valeurs, nous utiliserons la zone des données par rapport à trois cartes.

Carte N°1 : zones NTF Lambert

Carte N°2 : zones Lambert 93

Carte N°3 : fuseaux UTM

Coordonnées Y < 1 000 000
————Coordonnées X entre 0 et 1 100 000
—————–Voir sur la carte N°1
——————-Si vos données sont en zone Lambert I
———————–Les données sont en NTF Lambert I zone , code EPSG 27561.
——————-Si vos données sont en zone Lambert II
———————–Les données sont en NTF Lambert II zone , code EPSG 27562. –
——————-Si vos données sont en zone Lambert III
———————–Les données sont en NTF Lambert III zone , code EPSG 27563.
——————Si vos données sont en zone Lambert IV
———————–Les données sont en NTF Lambert IV zone , code EPSG 27564.
Coordonnées Y entre 1 000 000 et 2 000 000
————-Coordonnées X entre 0 et 1 100 000
—————–Voir sur la carte N°1
——————-Si vos données sont en zone Lambert I
———————–Les données sont en NTF Lambert I carto , code EPSG 27571.
————–Coordonnées X entre 1 000 000 et 2 500 000
—————–Voir sur la carte N°2
——————-Si vos données sont en zone 1 (verte)
———————–Les données sont en RGF Lambert CC42 , code EPSG 3942.
Coordonnées Y entre 2 000 000 et 3 000 000
————–Coordonnées X entre 0 et 1 100 000
—————–Voir sur la carte N°1
——————-Si vos données sont en zone Lambert II
———————–Les données sont en NTF Lambert II carto , code EPSG 27572
——————-Si vos données sont en dehors de la zone Lambert II
———————–Les données sont en NTF Lambert II étendu , code EPSG 27572 .
————–Coordonnées X entre1 000 000 et 2 500 000
—————–Voir sur la carte N°2
——————-Si vos données sont en zone 2 (bleue)
———————–Les données sont en RGF Lambert CC43 , code EPSG 3943.
Coordonnées Y entre 3 000 000 et 4 000 000
————–Coordonnées X entre 0 et 1 100 000
—————–Voir sur la carte N°1
——————-Si vos données sont en zone Lambert III
———————–Les données sont en NTF Lambert III carto , code EPSG 27573.
————–Coordonnées X entre1 000 000 et 2 500 000
—————–Voir sur la carte N°2
——————-Si vos données sont en zone 3 (verte)
———————–Les données sont en RGF Lambert CC44 , code EPSG 3944.
Coordonnées Y entre 4 100 000 et 4 300 000
————–Coordonnées X entre 500 000 et 600 000
—————–Voir sur la carte N°1
——————-Si vos données sont en zone Lambert IV
———————–Les données sont en NTF Lambert IV carto , code EPSG 27574.
Coordonnées Y entre 4 000 000 et 5 000 000
————–Coordonnées X entre 200 000 et 750 000
—————–Voir sur la carte N°3
——————-Si vos données sont en zone Fuseau 30
———————–Les données sont en WGS84 UTM 30N , code EPSG 32630.
——————-Si vos données sont en zone Fuseau 31
———————–Les données sont en WGS84 UTM 31N , code EPSG 32631.
——————-Si vos données sont en zone Fuseau 32
———————–Les données sont en WGS84 UTM 32N , code EPSG 32632.
————–Coordonnées X entre 1 000 000 et 2 500 000
—————–Voir sur la carte N°2
——————-Si vos données sont en zone 4 (bleue)
———————–Les données sont en RGF Lambert CC45 , code EPSG 3945.
Coordonnées Y entre 5 000 000 et 6 000 000
————–Coordonnées X entre 200 000 et 750 000
—————–Voir sur la carte N°3
——————-Si vos données sont en zone Fuseau 30
———————–Les données sont en WGS84 UTM 30N , code EPSG 32630.
——————-Si vos données sont en zone Fuseau 31
———————–Les données sont en WGS84 UTM 31N , code EPSG 32631.
——————-Si vos données sont en zone Fuseau 32
———————–Les données sont en WGS84 UTM 32N , code EPSG 32632.
————–Coordonnées X entre 1 000 000 et 2 500 000
—————–Voir sur la carte N°2
——————-Si vos données sont en zone 5 (verte)
———————–Les données sont en RGF Lambert CC46 , code EPSG 3946.
Coordonnées Y entre 6 000 000 et 7 000 000
————–Coordonnées X entre 0 et 1 250 000
—————–Voir sur la carte N°2
——————-Si vos données SONT en zone 6 (bleue)
——————-Il y a deux possibilités, vous devrez les tester par rapport à une
——————-couche connue pour déterminer laquelle est la bonne.
———————-Les données peuvent être en RGF Lambert 93 , code EPSG 21546.
———————-Ou bien
———————-Les données peuvent être en RGF Lambert CC47 , code EPSG 3947.
——————-Si vos données NE SONT PAS en zone 6 (bleue)
———————-Les données sont en RGF Lambert 93 , code EPSG 21546.
————–Coordonnées X entre 1 250 000 et 2 500 000
—————–Voir sur la carte N°2
——————-Si vos données sont en zone 6 (bleue)
———————-Les données sont en RGF Lambert CC47 , code EPSG 3947.
Coordonnées Y entre 7 000 000 et 8 000 000
————–Coordonnées X entre 1 000 000 et 2 500 000
—————–Voir sur la carte N°2
——————-Si vos données sont en zone 7 (verte)
———————-Les données sont en RGF Lambert CC48 , code EPSG 3948.
Coordonnées Y entre 8 000 000 et 9 000 000
————–Coordonnées X entre 1 000 000 et 2 500 000
—————–Voir sur la carte N°2
——————-Si vos données sont en zone 8 (bleue)
———————-Les données sont en RGF Lambert CC49 , code EPSG 3949.
Coordonnées Y entre 9 000 000 et 10 000 000
————–Coordonnées X entre 1 000 000 et 2 500 000
—————–Voir sur la carte N°2
——————-Si vos données sont en zone 9 (verte)
———————-Les données sont en RGF Lambert CC50 , code EPSG 3950.

Si vous suivez la procédure pour trouver le système de coordonnées pour QGis, il est temps de retourner sur l’article Comment trouver le systèmes de coordonnées d’une couche dans QGis ? en cliquant ici

Trouver le système géodésique (DATUM)

Une fois franchies les deux premières étapes il reste un dernier point à déterminer. Tout système de localisation se réfère obligatoirement à un centre de la Terre. Comme la Terre n’est pas une sphère parfaite, et qu’il faut calculer son centre, il y eu plusieurs manières de le calcule et par conséquent, plusieurs « centres » différents. La différence n’est pas énorme et jusqu’à il y a quelques décennies ce n’était qu’une discussion plutôt théorique, la différence de positionnement résultante étant en général inférieure à 300m.

En principe, un système de coordonnées est toujours associé à un système géodésique.
Les projections Lambert 1,2,3,4 et 2 étendue sont toujours associées au système NTF (Nouvelle triangulation française)
Les projections Lambert 93, et CC42 à 50 sont toujours associées au système RGF.
Donc, si dans l’étape précédente vous êtes arrivés à définir une de ces projections, le travail est fini.

Pour les projections UTM 30 à 32, en principe le système associé est le systèmes WGS84. Mais elles peuvent aussi être associées au système Europe 50.
Dans le cas des données géographiques (non projetées) elles sont aussi associées en générale au système WGS84, mais on peut aussi les trouver associées au système NTF ou Europe 50.

Comment faire pour le savoir?
Il faut disposer d’une couche de données de référence, avec le système de projection défini correctement et surtout, ayant une bonne précisions (détail).
Dans un projet nouveau dans ArcMap, chargez cette couche de référence.
Ouvrez les propriétés de la couche->Source et notez le système géodésique(DATUM) de cette couche: vous le trouverez tout en bas de la fenêtre Source des données.
Dans ArcCatalog, définissez le système de coordonnées de la couche inconnue telles que vous l’avez déterminé dans les étapes précédentes, en prenant le système géodésique le plus courant:WGS84

Chargez la couche dans ArcMap.
Si vous n’avez aucun message,

    -et les données apparaissent au bon endroit et qu’il n’y a pas de léger décalage (100-300m), vous avez fini. La définition que vous avez adopté est la bonne.
    -et vous avez un décalage de toutes vos entités, de l’ordre de 100 à 300m, vos données ne sont pas en WGS84. Le système de coordonnées (UTM ou géographique) est bon, mais vos données ne sont pas en WGS84. Elles doivent être en Europe 50 ou NTF.

Par contre vos données de référence sont elles en WGS84, si non il y aurait eu une message.
Si vos entités sont décalées vers le bas(SW) d’environ 230m, c’est que votre couche est en NTF.
Si vos entités sont décalées vers le haut (NE) d’environ 130m, c’est que votre couche est en Europe 50.
Enlevez la couche d’ArcMap. Dans ArcCatalog allez dans propriétés de la couche et Système de cordonnées XY, double cliquez sur le système de coordonnées. La fenêtre d’édition du système s’ouvre. Cliquez sur modifier et allez dans « Systèmes de coordonnées géographiques »-> « Europe » et cliquez soit sur NTF(Paris) ou Europe Datum 1950.
Si vous avez un message d’avertissement,

C’est que votre couche de référence n’est pas en WGS84. Il faut configurer les transformations, si non, même si tout paraît correct,en réalité ce sera faux.
Cliquez sur le bouton transformations, déployez la fenêtre « Utilisant » et sélectionnez
NTF_Paris_To_WGS_1984 si vous êtes en NTF

ou alors
ED_1950_To_WGS_1984_1 si vous eêtes en Europre 50

Si les données apparaissent au bon endroit et qu’il n’y a pas de léger décalage (100-300m), vous avez fini. La définition que vous avez adopté (WGS84) est la bonne.
Si vous êtes en NTF et les données sont décalées d’environ 230m, la couche inconnue est aussi en NTF.
Si vous êtes en NTF et les données sont décalées d’environ 80m, la couche inconnue est en Europe 50.
Si vous êtes en Europe 50 et les données sont décalées d’environ 130m, la couche inconnue est aussi en Europe 50.
Si vous êtes en Europe 50 et les données sont décalées d’environ 80m, la couche inconnue est en NTF.

Optimisation du travail avec les Géodatabases ArcGis- 4 : Automatisation avec Model Builder

Les différentes méthodes d’optimisation abordées dans les articles précédents(Indexation, compression, compactage) peuvent être réalisées au coup par coup manuellement. Mais ce sont des tâches de routine, c’est à dire qu’on est amenés à les effectuer régulièrement.
Un des principes des logiciels SIG est de vous faire gagner du temps et de vous éviter de refaire ce que vous avez déjà fait. ArcGis possède un module tout à fait adapté pour ceci: le Model Builder.
Sans connaissances particulières de programmation il vous permet, avec une interface graphique, de créer des programmes de traitement.
Nous allons supposer, pour l’instant, que vous savez comment ouvrir Model Builder et stocker vos modèles. On reviendra sur les bases de Model Builder dans des prochains articles. Pour voir une introduction à Model Builder, vous pouvez visiter le site d’ESRI : Didacticiel – Création d’outils avec le Model Builder.
Vous avez aussi une présentation avec YouTube de Don Boyes (en anglais) : Model Builder Introduction.

Voici le modèle que nous allons créer, pour automatiser le compactage abordé dans l’article précédent et la sauvegarde d’une géodatabase ArcGis.

Nous allons mettre en place deux outils: un pour compacter la géodatabase, l’autre pour faire une copie de sauvegarde dans un autre dossier.
Par contre, pour le nom de la copie de sauvegarde nous avons besoin de récupérer la date actuelle et l’ajouter au nom. C’est la seule partie compliquée.

Première étape: Compacter la géodatabase.


– Ouvrez un nouveau document vierge dans ArcMap
– Ouvrez un nouveau modèle avec Model Builder
 » Cliquez-déplacez l’outil « Compacter » de la boîte à outils « Gestion de données » -> « Geodatabase fichier ».

Conseil: ne chargez pas la géodatabase dans ArcMap. Allez pointer avec le bouton « parcourir les fichiers » sur la géodatabase sur le disque. Comme cela vous êtes sûr que le modèle fonctionnera, même si quand vous le lancez, la géodatabase n’est pas chargée dans ArcMap.

Deuxième étape : Récupérer la date sous forme de texte

Pour concaténer la date au nom de fichier en sortie (sauvegarde) il faut ajouter l’outil « Calcul d’une valeur ». Cet outil n’est pas dans les toolbox, il est disponible dans le menu Insérer » de Model Builder

La fonction gettime récupère la date et heure système.

Le type de donnée en s tie (String) converti la date et heure système en chaîne de texte. Par contre, cette chaîne contient des espaces et des caractères spéciaux, et ceci est interdit dans les noms des géodatabases. Il faut donc les supprimer. C’est à cela que sert le bloc de code
def gettime():
import time
return time.ctime().replace(« : », » »).replace( » « , » »)

Il enlève les « : » et les espaces dans la chaîne en sortie.

Troisième étape: Sauvegarder la géodatabase

Cliquez-déplacez l’outil « Copier » de la boîte à outils « Gestion de données » -> « Général ».
Reliez, avec l’outil « connecter » de Model Builder, les données en sortie de Compacter avec la boîte « Copier » en sélectionnant « Données en entrée ».

Maintenant il faut connecter la valeur calculée avec la boîte Copier.
Par contre il n’y a pas de champ particulier pour cette valeur dans l’outil Copier. Au fait, on va l’utiliser comme variable, en ajoutant sa valeur entre « % » dans le nom du fichier en sortie. On pourrait le faire sans connecter d’aucune manière le calcul, mais il faut éviter des processus indépendants sans lien dans le même modèle, car l’ordre d’exécution n’est pas assuré. L’outil Copier peut être exécuté AVANT le calcul de la date.
Pour éviter ça, cliquez sur « Copier »->Propriétés.
Puis dans l’onglet « Préconditions » cochez le nom de votre calcul.

Ceci vous assure que le calcul sera réalisé AVANT l’exécution de « Copier ».
Finalement, vous allez définir la sortie de sauvegarde.

Dans le nom du fichier en sortie, une fois créé comme d’habitude en parcourant les fichiers et en lui donnant un nom classique, ajoutez dans le nom de la fenêtre « Copier » la sortie de « Calculer » entre des « % ». Au moment de l’exécution du modèle, Arcgis remplace cette chaîne par la chaîne en sortie de Calculer. Sauvegardez le modèle dans votre Boîte à outils. Maintenant il suffit de double cliquer sur ce modèle pour que tout le processus se déroule automatiquement.

Optimisation du travail avec les Géodatabases ArcGis : 3- Compactage

La plupart des utilisateurs sont satisfaits avec le passage de fichiers shape à la géodatabase ArcGis. Cependant, ils sont amenés à remarquer des baisses de performances après des sessions d’édition intenses. Leur question est de savoir comment corrigé ce problème.Nous allons voir dans cet article le concept de compactage d’une géodatabase. Comme la compression (voir Optimisation du travail avec les Geodatabases ArcGis 2-Compression), le compactage permet de réduire la taille de la géodatabase ArcGis et d’accélérer les requêtes. Toutefois, le compactage fonctionne différemment par rapport à la compression.
Sauf dans la compression avec perte, la compression en général n’efface aucun octet de données de la géodatabase. Il les regroupe en fonction de la redondance de l’information: si vous avez dix lignes avec la valeur « 8 », la compression gardera 10(8) au lieu de 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8.
Lors du compactage, le processus supprime physiquement et purge les enregistrements orphelins inutiles.
Nous allons montrer comment procéder au compactage, mais nous devons, d’abord, comprendre ce qui se passe lors des modifications (édition) de la géodatabase.

Quand vous effacez un enregistrement, logiquement, vous pouvez penser que ces enregistrements sont définitivement supprimés, et que la suite d’enregistrements de la table remontent d’un cran pour combler le trou. Cependant, ce n’est pas exactement ce qui se passe; ces enregistrements sont simplement marqués comme étant supprimés dans la géodatabase. S’il fallait remettre en place tous les enregistrements à chaque mise à jour d’un seul enregistrement, le travail d’édition prendrait trop de temps. C’est pourquoi le logiciel ne fait que marquer les enregistrements comme supprimés et ignore ces enregistrements dans toutes les requêtes futures. Donc, qu’est ce qui arrive quand vous essayez de localiser un enregistrement? Le programme doit parcourir tous les enregistrements, si l’enregistrement et marqué comme effacé il passe au suivant, si non il voit s’il correspond à la requête.
Bien qu’ils soient supprimés, ils sont, en quelque sorte, la raison du ralentissement de la requête.

Alors qu’est-ce le compactage fait exactement? Comme vous l’aurez deviné, le compactage supprime définitivement ces enregistrements et tous les autres enregistrements orphelins qui ne sont pas utilisés ou référencés par d’autres objets. C’est pourquoi le compactage accélère les requêtes des géodatabases fichier et personnelles(Access).

C’est facile de compacter une géodatabase fichier ou Access. Il est recommandé de compacter une géodatabase après une session d’édition lourde.
Pour compacter une géodatabase fichier ou Access, effectuez les étapes suivantes:
1. Ouvrez ArcCatalog et sélectionnez la géodatabase à compacter.
2. Faites un clic droit pour ouvrir le menu contextuel, sélectionnez Administration, puis cliquez sur Compacter la Géodatabase

Il n’y a pas de contrindications pour le compactage. C’est un peu comme la défragmentation du disque dur: ça n’accélérè pas si elle n’était pas nécessaire mais ça ne ralentit pas les traitements.
Pour avoir plus d’informations, rendez-vous sur l’aide Online d’ArcGIs (ESRI)

Suite et fin de l’optimisation du travail avec les géodatabases dans l’article suivant où vous verrez comment compacter et sauvegarder votre géodatabase avec un seul clic de souris en mettant en place un modèle de traitement avec Model Builder.

Optimisation du travail avec les Geodatabases ArcGis: 2-Compression

Les différents types de géodatabases

Petit rappel avant de continuer, il n’y a pas une géodatabase il y en a plusieurs. Vous avez les géodatabases personnelles et les géodatabases d’entreprise.
Les géodatabases personnelles vous pouvez les créer avec arccatalog sur votre poste, ou sur un lecteur réseau. Vous avez deux formats possibles: la géodatabase personnelle qui utilise un format Access et la géodatabase fichier qui utilise un format propriétaire ESRI.
Pour créer une géodatabase d’entreprise vous devrez passer par ArcSDE et le format dépend du SGBD utilisé (Oracle, par exemple).
Ici on ne parlera pas des géodatabases d’entreprise.
Parmi les deux formats de géodatabases personnelles, on verra les géodatabases fichier car les bases access ne sont là que pour maintenir la compatibilité avec les anciennes géodatabases. En effet, la géodatabase de la première version d’ArcGIs utilisaient le format Access, mais les contraintes d’utilisation (limitation à 2Go pour la taille, etc) ont mené ESRI à développer son propre format. Aujourd’hui il n’y a plus de raison valable pour continuer à créer des géodabases access.
Il est important de ne pas confondre la compression d’une géodatabase fichier avec la compression d’une géodatabase d’entreprise (qui est hors de la portée de cet article). La compression d’une géodatabase fichier ne supprime pas les données qu’elle contient. Par contre, elle empêche la mise à jour du contenu.

Compression d’une géodatabase fichier

Ne confondez pas compression et compactage. Nous verrons le compactage dans un prochain article (Optimisation du travail avec les Geodatabases ArcGis 3-Compactage). La compression dune géodatabase c’est comme la compression d’une image: le seul but est de gagner de l’espace disque en réduisant sa taille.
Une fois comprimée, la géodatabase est marqué en lecture seule. Cela signifie que vous ne pourrez pas effectuer d’opération d’édition sur la géodatabase. Si vous essayez d’utiliser ArcMap pour la modifier, vous obtiendrez un message vous indiquant qu’il n’y a pas de couche éditable et que la géodatabase est compressée.
Pour compresser une géodatabase fichier, effectuez les étapes suivantes:
1. Ouvrez ArcCatalog.
2. Recherchez et faites un clic droit sur la géodatabase fichier, pointez le curseur sur Administration, puis cliquez sur Compresser géodatabase fichier.

Vous remarquerez l’existence de la commande inverse (Décompresser une géodatabase fichier) qui permet de restituer la géodatabase originale et de l’éditer.
La seule option présente dans le fenêtre de compression est une case à cocher « Compression sans perte ».
L’opération de compression peut être sans perte ou avec perte de données. La compression avec perte était la seule option disponible avant géodatabases ArcGIS 10.0 de fichiers. Pour les géodatabases qui s’exécutent sur les versions 10 et supérieures, vous avez deux options: compression avec et sans perte.
Ne me demandez pas à quoi peut servir une compression avec perte de données, pour un gestionnaire de bases de données c’est une hérésie!
La compression avec perte est le processus par lequel le contenu est compressé tout en perdant une partie de son contenu. Ce est une opération irréversible. C’est ce qu’on peut avoir avec des compressions d’image où, à partir d’un certain degré de compression ont perd un peu de définition de l’image. Par contre pour des données attributaires il faut absolument éviter ce type de compression.
La compression sans perte compresse le contenu tout en préservant les données. Ce est une opération réversible.
La compression peut être utilisé pour économiser beaucoup d’espace disque, en particulier pour les géodatabases avec un grand nombre d’entités. Si la géodatabase est suffisamment mature et n’est pas modifiée pendant une longue période, il est conseillé d’utiliser la compression sans perte pour réduire sa taille.
Avant d’utiliser la compression, n’oubliez pas de toujours créer une sauvegarde de votre géodatabase fichier.La compression peut parfois corrompre la géodatabase et la rendre inaccessible.
Pour plus de détails sur la compression des geodatabases ArcGis, visitez l’Aide en ligne d’ArcGis (ESRI)

Optimisation du travail avec les Geodatabases ArcGis- Introduction – 1-Indexation

La modélisation d’une géodatabase contribue à produire un schéma clair et à réduire le travail de maintenance. C’est une étape nécessaire afin d’assurer une bonne conception, et qui contribue directement à l’optimisation de la géodatabase. Le problème c’est que, souvent, on néglige cette étape de conception du schéma. Même si on passe par cette étape, de toutes manières la geodatabase va croître pendant son cycle de vie et sa performance aura tendance à diminuer naturellement.
Plus vous avez d’entités dans une geodatabase, plus de temps la géodatabase prend pour exécuter une requête. C’est pourquoi, dans cette série d’articles, on décrira les outils pour vous aider à régler la géodatabase pour travailler de manière optimale. Certains outils ne seront utilisés qu’au moment de la création de la géodatabase, d’autres vous devrez les exécuter fréquemment.
Ces articles vont couvrir trois thèmes. Premièrement, nous allons en apprendre davantage sur l’indexation des classes d’entités et comment cela peut aider à accélérer l’interrogation. Deuxièmement, nous allons voir le concept de compression, où nous allons apprendre comment cela peut réduire la taille de la géodatabase. Enfin, nous allons voir comment compacter les geodatabases et aider à ainsi à accélérer les requêtes pour une géodatabase fréquemment éditée.

L’indexation est une fonctionnalité qui permet d’accélérer la requête de données, selon un attribut ou une collection d’attributs, dans une table de base de données.
La compression est un processus par lequel les données dupliquées dans des jeux de données de géodatabase sont simplifiées afin de réduire leur taille.
Le compactage est un processus par lequel une géodatabase, souvent éditée, est nettoyé des éléments inutilisés et orphelins.

Indexation d’une geodatabase

L’indexation est le principe de base de l’optimisation des bases de données. C’est un outil très puissant et efficace qui peut aider à accélérer la recherche d’enregistrements. Sans indexation, une table est balayée entièrement pour récupérer un enregistrement particulier. Donc, si nous avons un ensemble de données avec n enregistrements, le pire scénario est que l’enregistrement que nous essayons de localiser soit le dernier enregistrement de cette table, et donc nous avons besoin de rechercher à travers les n enregistrements afin de l’atteindre. Imaginez une classe d’entités avec un million d’entités, si le temps nécessaire pour lire chaque entité est d’une milliseconde, cela signifie que nous devrons attendre 17 minutes pour balayer l’ensemble des données.
Bien sûr, le temps de réponse dépend de la place de l’enregistrement que vous cherchez. Si il est situé au début de la table, il faudra beaucoup moins de temps pour l’atteindre.
L’indexation est à peu près similaire à la façon dont vous organisez vos fichiers par ordre alphabétique. Quand vous cherchez un document, s’il commence par la lettre D, vous ne cherchez que parmi les documents commençant par D. Pour activer l’indexation, la géodatabase crée une autre table pour l’attribut à indexer.
Indexation fonctionne de façon similaire avec presque n’importe quel type de champ: texte, nombres, dates, et même avec le type de données spatiales comme la géométrie des entités. Les index créés sur les colonnes « shape » sont appelés index spatiaux, qui suivent le même concept que les indices sur les attributs.
Tous les deux réduisent le domaine de recherche des requêtes pour obtenir une plus grande performance.

Indexer un attribut

Supposons que vous avez commencé à effectuer des requêtes d’attribut sur votre géodatabase, quelles optimisations pouvez vous apporter pour une meilleure performance?. Nous allons commencer par l’ajout d’un index d’attribut.La question est, sur lequel attribut doit_on créer un index? Habituellement, cette question doit se poser pendant l’étape de modélisation de la géodatabase, où les index sont ajoutés dans le diagramme entité-relation. Les index sont créés sur les attributs qui sont fréquemment interrogés. Si vous avez sauté cette étape, vous pouvez les créer pendant l’exploitation en routine de votre base de données. Dans la géodatabase Cadastre, le champ Nom du Propriétaire est un bon candidat pour créer un index si vous recherchez souvent par Nom-Prénom des propriétaires. Pour créer un index d’attribut, procédez comme suit:
1. Ouvrez ArcCatalog.
2. Recherchez la géodatabase dans la fenêtre arborescence du catalogue.
3. Faites un clic droit sur la table contenant vos propriétaire, puis sélectionnez Propriétés…
4. Dans la boîte de dialogue Propriétés de la classe d’entité, sélectionnez l’onglet Index.
5. La fenêtre Index d’attributs montre les index existants pour cette classe d’entités.


Comme vous pouvez le voir, il y a un indice de FDO_OBJECTID (la clé primaire), qui est un index très important qui ne peut pas être retiré. La géodatabase utilise cet index pour identifier de façon unique chaque entité. Lorsque vous cliquez sur FDO_OBJECTID, dans la section Champs, vous voyez le champ pour lequel cet index est créé, comme le montre la capture d’écran ci-dessus.
6. Cliquez sur Ajouter… pour ajouter un nouvel index sur attribut.
7. Dans la boîte de dialogue Ajouter un Index sur attributx, tapez un nom de votre choix pour identifier ce nouvel index.
8. Dans la liste de Champs disponibles, sélectionnez le champ qui vous intéresse, dans cet exemple NOM_PRENOM, et cliquez sur la flèche droite pour l’ajouter à la liste, comme vous pouvez le voir dans la capture d’écran ci-dessous:

9. Cliquez sur OK, le nouvel index apparaît sur la liste des index de la tablke.
10. Cliquez sur Appliquer et quittez la fenêtre en cliquant sur OK

Maintenant, quand vous effectuerez une requête sur l’attribut Nom_prénom, ArcGis utilisera cet index pour accélérer la requête.

La table utilisée dans cet exemple comporte 23053 lignes.
On a construit un petit modèle de traitement avec Model Builder, comportant une requête de sélection du type nom_prenom like ‘JEAN DUPONT*’, correspondant au dernier propriétaire de la table.
Le modèle a pris 1,27 secondes pour s’exécuter sans index supplémentaire.
Une fois ajouté l’index sur le champ nom_prénom, le même modèle s’est exécuté en 0,76 secondes, soit un gain de 40% de temps de réponse.

Ajout d’un index spatial

Lorsque vous créez une classe d’entités, un index spatial est automatiquement créé et optimisé pour cette classe d’entités. A tout moment, vous pouvez supprimer et recréer l’index spatial en effectuant les étapes suivantes:
1. Ouvrez ArcCatalog et accédez à la géodatabase .
2. Faites un clic droit sur la classe d’entités concernée et sélectionnez Propriétés
3. Cliquez sur l’onglet Index.
4. Dans la section index spatial, cliquez sur Supprimer pour supprimer l’index spatial.
5. Cliquez sur Créer si vous souhaitez créer à nouveau l’index spatial.
6. Fermez ArcCatalog.
La suppression et recréation de l’index spatial est un bon exercice sur une géodatabase qui est souvent modifiée, car cela assure la cohérence des requêtes spatiales.

Optimisation des indexations

Bien que l’indexation soit un excellent outil pour l’optimisation, il peut être contreproductif s’il est mis en œuvre de manière incorrecte. Lorsque vous indexez une colonne, la géodatabase crée une structure cachée supplémentaire qui doit être gérée et actualisée fréquemment. Plus vous avez d’index, plus de travail est nécessaire lors des mises à jour de la geodatabase. Des index supplémentaires peuvent ralentir les opérations de mise à jour telles que INSERT, UPDATE et DELETE, parce que la géodatabase doit régénérer les index correspondants.
Évitez de créer des index sur des colonnes avec très peu de valeurs distinctes, parce que souvent ils ne vous donneront pas d’améliorations de la performance. Il est bon de créer des index sur des colonnes avec des valeurs uniques ou presque uniques. Vous pouvez calculer le pourcentage d’amélioration des performances d’une indexation en utilisant la formule suivante:

Dans la formule précédente, a est l’attribut d’être indexé et ind(a) est l’indice d’efficacité de l’indexation; 100% étant le maximum et 0% le plus faible. d(a) est le nombre de valeurs distinctes dans la colonne d’attribut a et n(a) est le nombre de valeurs totales de a. Notez que si a est une clé primaire, ind(a) est de 100%.
Cela explique aussi pourquoi les champs de type CATÉGORIE ont un faible score sur les performances d’indexation avec cette formule.

Intégrer une bibliothèque de symboles 2D de haute qualité dans ArcGis (Symboles IAN)

Nous allons voir comment récupérer et intégrer une bibliothèque de symboles 2D dans ArcGis.

Le serveur de symboles IAN

Le Réseau local d’intégration et d’application (IAN : Integration and Application Network) est un groupe de scientifiques dont l’objectif est la résolution, non seulement l’étude, des problèmes environnementaux. IAN est une initiative de l’Université du Maryland Center for Environmental Science. La mission de l’IAN est d’inspirer, de gérer et de produire des synthèses et des évaluations en temps opportun sur les questions environnementales clés, avec un accent particulier sur la baie de Chesapeake et son bassin versant. IAN est un réseau qui comprend différentes agences et institutions des Etats Unis d’Amérique.
L’IAN met à disposition librement et gratuitement d’une série de bibliothèques de symboles. Le site est à l’adresse http://ian.umces.edu/symbols/

Téléchargement des bibliothèques de symboles

La bibliothèque contient actuellement 2782 symboles, regroupés par catégories.
Cliquez sur l’option « download » pour avoir la liste des catégories disponibles.

Il faut que vous choisissiez le format à télécharger. Il y en a trois possibles: svg,adobe illustrator et png. Les deux premiers sont des formats vecteur et le dernier un format raster.
Le seul qui est utilisable directement par ArcGis est le format raster .png. Mais, justement, il est recommandé d’éviter les symboles raster:

  • ils consomment pas mal de ressources et dès qu’il y a beaucoup de symboles , ça rame
  • ils supportent mal l’agrandissement,la pixelisation les rendant vite pas très esthétiques
  • On va voir ici comment récupérer les symboles svg (en plus ils sont directement utilisables avec QGis) qui ont l’avantage d’être des symboles vectoriels et de ne pas avoir les deux inconvénients des symboles raster.
    Choisissez donc vos bibliothèques et l’option « SVG (vector) » et « Individual : single files in folders ».
    Vous pouvez télécharger aussi la version png. Comme cela vous pourrez voir dans le gestionnaire de fichiers les images, contrairement aux fichiers svg qui ne s’affichent pas sous forme de vignettes.

    Convertir les fichiers svg en emf: Inkscape

    Comme les fichiers svg ne sont pas lisibles par ArcGis nous devons les convertir en un format lisible. Le format vecteur utilisé par ArcGis est le format emf.
    Un logiciel libre et gratuit qui peut faire cette conversion est Inkscape. Vous pouvez le télécharger à l’adresse: https://inkscape.org/fr/download/
    Une fois installé, pour convertir un symbole svg en emf:
    Ouvrez Inkscape et chargez le symbole svg à convertir

    Enregistrez le fichier en sélectionnant le format emf

    Voilà! c’est fait!
    Vous pouvez dès à présent utiliser le symbole dans ArcGis: Ouvrez l’éditeur de symboles de la couche, sélectionnez symbole ponctuel image (eh oui! c’est bien une image vecteur), pointez sur le fichier emf que vous venez de créer, et le tour est joué.

    Analyse comparative des méthodes d’interpolation pour générer des MNT (Modèle Numérique de Terrain)

    Vous l’aurez compris en regardant les articles de ce mois-ci, nous nous intéressons particulièrement au passage en 3D des données territoriales. La sortie d’ArcGis Pro avec ces deux fenêtres côte à côte (fenêtre 2D type ArcMap et fenêtre 3D type ArcScene) est une nouveauté qu’il faut étudier. A long terme ça deviendra soit le standard pour la plupart des SIG, soit un vague souvenir de tentative manquée. Cela dépendra en grande partie de vous: soit vous trouvez que ça vous apporte un plus dans votre travail, soit c’est un gadget dont vous pouvez vous en passer.
    Il faut donc l’essayer, mais pour cela, bien évidement, il faut avoir des données affichables en 3D. La première de toutes est le MNT (Modèle Numérique de Terrain), sur lequel s’afficheront toutes vos autres données.
    Pour générer un MNT on part de données vectorielles (points, lignes, surfaces) contenant des informations de hauteur (élévation), que l’on interpole pour avoir une surface continue XYZ.
    La précision du modèle de terrain généré dépend du mécanisme d’interpolation utilisé. Il est donc nécessaire d’étudier la performance comparée des différentes méthodes dans ce contexte. Nous avons comparé les techniques d’interpolation générales, à savoir: l’inverse de la distance pondérée (IDW), le krigeage, la méthode ANUDEM (topo vers raster d’ArcGis), le voisin naturel, et la méthode Spline.

    Les différents types de méthodes d’interpolation.

    Des méthodes d’interpolation différentes appliquées sur les mêmes données peuvent produire des résultats différents. Il est donc nécessaire d’évaluer la pertinence comparée de ces méthodes.
    Les méthodes d’interpolation sont basées sur le principe de l’autocorrélation spatiale, qui suppose que, plus les points sont proches, plus ils se ressemblent. Vous trouverez dans la littérature beaucoup de méthodes d’interpolation. elles sont généralement classées en deux catégories: les méthodes locales et les méthodes globales.
    Les méthodes locales prédisent la valeur d’un point sur la base des valeurs des points dans le voisinage. Les méthodes locales les plus utilisées sont:

  • la méthode de l’inverse de la distance pondérée (IDW),
  • la méthode polynomiale locale,
  • la méthode du voisin naturel (NN), et
  • les méthodes de base radiales (Spline).
  • D’autre part, les méthodes d’interpolation globales, telles que les fonctions d’interpolation polynomiale, utilisent tous les points d’échantillonnage disponibles pour générer des prévisions pour un point particulier. Ces méthodes facilitent l’évaluation et l’élimination de phénomènes globaux (tels que la tendance) dans les données physiques.
    Toutes ces méthodes sont aussi dites déterministes par opposition aux méthodes géostatistiques.

    Le krigeage

    C’est une méthode d’interpolation géostatistique qui utilise un variogramme(analyse de la variabilité des données en fonction de la distance qui les sépare). Le variogramme dépend de la répartition spatiale des données plutôt que sur les valeurs réelles. Quand on applique la méthode de krigeage on peut voir des résultats pour des points en entrée différents de la valeur en entrée.

    La méthode IDW

    C’est une technique d’interpolation déterministe locale qui calcule la valeur d’un point en effectuant la moyenne des valeurs des points situés dans le voisinage pondérées par l’inverse de la distance au point calculé: plus les points sont proches,plus la pondération affectée est forte.
    Elle estime que les points plus proches de l’emplacement à calculer auront plus d’influence.

    La méthode du voisin naturel

    Cette méthode cherche le sous-ensemble d’échantillons le plus proche à un point et applique une pondération en fonction de la zone où ils se trouvent. C’est une méthode déterministe locale et les hauteurs interpolées sont forcément à l’intérieur de la plage de valeurs utilisées. Elle ne produit pas de pics, de fosses, de crêtes ou vallées qui ne sont pas déjà présents dans les échantillons en entrée et s’adapte localement à la structure des données en entrée. Elle ne nécessite pas de paramétrage par l’utilisateur et fonctionne aussi bien pour des données réparties régulièrement ainsi qu’irrégulièrement.

    La méthode d’interpolation Spline

    Cette méthode utilise une fonction mathématique afin de minimiser la courbure de la surface et produit une surface lisse qui correspond exactement aux points d’entrée.

    La méthode ANUDEM (topo vers raster d’ArcGis 3D Analyst)

    Cette méthode utilise une technique d’interpolation spécialement conçue pour créer une surface qui représente au mieux une surface de drainage naturel et préserve à la fois les lignes de crête ainsi que les réseaux de cours d’eau.

    Résultats de la comparaison des méthodes d’interpolation

    Nous avons comparé les différentes méthodes avec le référentiel IGN lors de plusieurs projets, en calculant l’erreur quadratique moyenne.
    Afin d’étudier la sensibilité des méthodes d’interpolation selon la nature du terrain nous avons regroupés les résultats selon trois types de pente: zones avec peu de pente, zones de forte pente, et zones présentant un mélange des deux. Les résultats sont présentés sous forme qualitative (étoiles) mais on peut indiquer que les meilleurs résultats ont un EQM de l’ordre de 50 cm et les moins bons un EQM de l’ordre de 2m.

    .
    D’une manière générale, nous pouvons dire que les méthodes IDW et krigeage s’adaptent plutôt bien, quelles qu’elles soient les variations de terrain. Les autres méthodes sont généralement plus sensibles aux variations. La méthode ANUDEM a de très bonnes performances quand il s’agît du calcul de crêtes et de zones de flux d’écoulement..
    Dans les zones à faible pente, le Krigeage et le Voisin Naturel donnent de très bons résultats, et nous conseillons de les adopter dans ce cas. Dans les zones de forte pente, les différences moyennes sont moins marquées et ont doit les analyser plus au cas par cas. Le Voisin Naturel s’applique mieux sur des petites zones d’étude. Pour le calcul des zones d’écoulement la méthode ANUDEM donne les meilleurs résultats.
    La méthode du voisin naturel a montré des valeurs quasiment optimales sur des surfaces lisses.
    Les méthodes basées sur la Spline adaptent une surface courbe minimale en passant par les points d’entrée. Elle préserve les tendances dans les données de l’échantillon et s’adapte aux changements rapides de gradient ou de pente.
    Dans tous les cas, le krigeage donne de bons résultats, même pour les zones de forte déclivité ainsi que pour les zones couvrant des pentes abruptes et douces à la fois. Cette méthode tient compte des structures d’auto-corrélation des hauteurs de la zone, afin de définir les poids optimaux. Mais, en contrepartie, la méthode a besoin d’un utilisateur qualifié, possédant de bonnes connaissances en géostatistiques.

    Comment extraire les hauteurs de terrain de Goggle Earth pour faire son propre MNT

    Allez sur le site http://www.zonums.com/gmaps/terrain.php?action=sample
    Ne vous inquiétez pas, c’est absolument gratuit.

    Vous avez à définir deux choses:
    1- La méthode échantillonnage
    Soit vous souhaitez une grille régulière, soit des points au hasard. Dans les deux cas, vous êtes limités à 5000 points en tout.
    2- Les coordonnées du cadre géographique
    En déplaçant la souris sur la carte vous avez les coordonnées qui s’affichent dans le bandeau supérieur. Rentrez les coordonnées du coin haut droit et bas gauche.

    Cliquez sur « Get elevations » puis choisissez si vous voulez voir s’afficher les points au fur et à mesure de leur capture. Pour une première fois vous pouvez les afficher, mais ceci ralentit pas mal le processus.

    A la fin du processus vous aurez une fenêtre vous proposant d’exporter les résultats.

    Choisissez les unités (mètres) et le type de fichier texte. Pour ArcGis nous vous conseillons de choisir le séparateur virgule (comma).
    Une fenêtre avec les données ascii s’affiche.

    Sélectionnez tout le contenu (Ctrl A), copiez-le dans le presse papier (Ctrl C).
    Ouvrez un nouveau fichier avec le bloc notes.
    Copier le contenu du presse papier (Ctrl V)
    Enregistrez le fichier avec le nom choisi et n’oubliez pas de changer le type de fichier de *.txt en *.* (Tous les fichiers) pour pouvoir lui mettre une extension .csv. De cette manière vous pouvez le charger dans ArcGis directement et sans problème.

    Attention quand même à un détail: si vous avez des zones marines dans votre emprise, les points situés sur l’eau auront comme valeur -32768.000. Si vous les laissez tels quels vous aurez des surprises au moment de la génération du MNT!
    Selon votre choix pour la fabrication du MNT, remplacez les valeurs par des 0 ou bien effacez les lignes concernées.
    Dernier conseil pour la route, n’oubliez pas de commencer votre processus de génération du MNT en projetant les données de Google Earth: elles sont en latitude-longitude WGS84 et pour générer des MNT il vous faut des données projetées (lambert 93, par exemple), les mêthodes d’interpolation pouvanr donner des résultats un peu bizarres si vous restez en degrés.

    3D – Les surfaces fonctionnelles -Cas particulier du littoral (interface terre mer)

    Nous avons déjà abordé la génération de surfaces fonctionnelles (modèles numériques de terrain) pour la modélisation 3D. Leur application et leur mise en œuvre est essentielle dans les visualiseurs 3D comme ArcScene et ArcGis Pro. Il y a un cas particulier qui mérite qu’on s’intéresse un peu: le cas particulier de la zone littorale. A l’interface de la terre et la mer nous allons disposer, en général, de deux sources de données: les courbes de niveaux ou les élévations pour le domaine terrestre, et les isobathes ou les sondes pour le domaine marin.
    Intégrer ces deux sources de données dans un seul modèle numérique de terrain peut sembler facile à première vue. Mais on a vite fait de fabriquer un modèle erroné. En effet, les deux sources de données ont des références verticales différentes.

    Les références verticales utilisées à terre et en mer

    Les hauteurs terrestres sont établies par rapport à un zéro commun à toute la France (le 0 IGN69). Les profondeurs des cartes marines sont établies par rapport à un zéro référencé par rapport à un port de référence (zéro hydro). Comme il y a plusieurs ports de référence le long de côtes françaises, et que chaque zéro hydro est calculé en fonction de la marée au port de référence, les différents zéro hydro ne sont pas à la même hauteur par rapport au zéro IGN69. Pour exprimer le problème plus simplement, une profondeur de 1m dans la Rade de Brest n’est pas à la même hauteur terrestre qu’une profondeur de 1m dans l’estuaire de la Gironde.
    Pour comprendre la complexité du problème il suffit de regarder sur une carte la hauteur du 0 terrestre (dans la figure elle est représentée en jaune) et de la profondeur 0 de la carte marine correspondante (dessinée en rouge).

    Selon les endroits, la différence de placement des zéros se traduira par une marche, un plateau, plus ou moins important. Dans la figure suivante, cet effet est marqué en vert.

    Pour résoudre ce problème il faut impérativement transformer les données bathymétriques pour les ramener au zéro terrestre. Mais cette opération nécessite de connaître la valeur de cette correction pour la zone de travail.

    Détermination de la correction du zéro hydro vers le zéro IGN69

    Vous trouverez sur le site du Service hydrographique et Océanographique de la Marine (SHOM), à l’adresse www.shom.fr, un ouvrage téléchargeable gratuitement, le document « Références Altimétriques Maritimes ». Dans cet ouvrage, en plus de toutes les explications techniques, vous trouverz une carte des zones de marée avec l’indication du port de référence de chaque zone.

    Pour chaque zone, un tableau indique la correction pour la zone (première ligne du tableau), puis les paramètres de correction pour tous les ports secondaires. En principe, seule la première ligne vous intéresse si vous utilisez les cartes marines courantes.

    La valeur à utiliser est a valeur indiquée dans la colonne ZH/Ref. Dans l’exemple ci-dessus, -3.635. cette valeur doit être ajoutée à toutes les valeurs de profondeur pour le ramener à la référence terrestre. Mais n’oubliez pas de changer de signe aux profondeurs!
    Une profondeur de 5m sur la carte marine est une hauteur de -5m par rapport au zéro hydro et de -5 + -3,635 = -8,635m par rapport au zéro terrestre.
    Une fois toutes les profondeurs corrigées, si vous construisez votre MNT, le résultat obtenu n’aura plus de plateau et vos profils correspondront à la réalité.

    Comment passer vos données de la 2D à la 3D pour exploiter pleinement ArcGis Pro 1.0? 6-création de surfaces vecteur 3D

    Le principe des surfaces, par rapport aux données vecteur classiques (points, lignes, polygones) est d’être continues sur toute l’emprise de travail. Dans une couche vecteur de points, il n’y a aucune informations stockée sur tous les endroits où il n’y a pas de point. Dans une couche de type surface, tous les endroits possèdent de l’information: là où il n’y en a pas on stocke l’information qu’il n’y en a pas! (NODATA).
    Nous avons vu comment créer une surface raster das l’article précédent. Les rasters sont constitués de cellules carrées de même taille partout. L’inconvénient de ce type de surface c’est le volume de données en rapport avec la taille de cellule: plus la taille de cellule est petite, plus le volume du fichier augmente.
    Une manière de réduire a taille, et par conséquent le temps de traitement et d’affichage, est de faire des cellules de taille différente: là où il y a de l’information on utilise de petites cellules pour stocker correctement la structure détaillée des entités géographiques, là où il n’y a pas d’information on utilise une seule et grande cellule. Pour pouvoir faire ceci, il convient d’utiliser des cellules triangulaires à la place des cellules carrées : on construit ainsi un réseau triangulaire irrégulier (TIN).

    Créer une surface vecteur TIN

    Dans ArcGis vous disposez de l’outil « Créer un TIN » dans la boîte à outils 3D Analyst->Gestion de données->TIN

    La surface créée apparaît visuellement comme une surface raster et peut être utilisée telle quelle dans ArcMap et ArcScene.

    La différence réside dans la structure de l’information: à la place de pixels raster on a des triangles.

    Créer une surface vecteur TERRAIN (Jeu de données de MNT)

    Un jeu de données de MNT (Terrain Dataset en anglais) est une surface TIN multi-résolutions créée à partir de plusieurs sources de données stockées en tant qu’entités dans une géodatabase (sources lidar, sonar,photogrammétriques). Les MNT résident dans la géodatabase, à l’intérieur du jeu de données où sont stockées les entités utilisées pour leur création.

    Les MNT ne contiennent pas vraiment les données mais plutôt les règles des classes d’entités participantes, semblables à des topologies.
    Les règles du jeu de données de MNT contrôlent la manière dont les entités sont utilisées pour définir une surface. Ainsi, une classe d’entités qui contient les lignes de falaise peut être utilisée dans une règle selon laquelle ses entités sont des lignes de fracture rigides. Cela produira l’effet escompté, à savoir la création de discontinuités linéaires (des « marches ») sur la surface.

    Les règles indiquent également le mode de participation d’une classe d’entités selon la plage d’échelles. Il se peut que des entités soient nécessaires uniquement pour les représentations de surface de moyenne échelle à grande échelle. Vous pouvez utiliser des règles afin d’empêcher toute utilisation à petite échelle, d’où une amélioration des performances.

    Un jeu de données de MNT au sein d’une géodatabase fait référence aux classes d’entités d’origine. Il ne stocke pas, à proprement parler, une surface en tant que raster ou TIN. Au lieu de cela, il organise les données en vue d’une récupération rapide et dérive une surface TIN à la volée. Cette organisation implique la création de « pyramides » de MNT utilisées pour n’extraire rapidement que les données nécessaires à la génération d’une surface du niveau de détail requis dans une zone d’intérêt donnée, à partir de la base de données. Le niveau de pyramide approprié est utilisé par rapport à l’échelle d’affichage actuelle ou peut être choisi par l’utilisateur dans des fonctions d’analyse.

    L’apport de ce « format » dans ArcGis est considérable, non seulement par le fait qu’il permet d’intégrer plusieurs couches de données différentes pour « fabriquer » le modèle de terrain, mais aussi par la puissance et vitesse de traitement « à la volée ». Si vous avez à utiliser un MNT pour votre travail, cette option de travail a été conçue pour vous!

    MAIS…, et oui, il y a un mais et un grand. C’est un format d’avenir, mais pas tout à fait de présent. Il ne peut pas être chargé dans ArcScene et pas non plus dans la vue 3D d’ArcGis Pro. Comme il est généré à la volée, rien n’a été prévu dans les visualiseurs 3D d’ArcGis pour faire ce travail. Si vous en avez un, il faut le transformer en couche statique (raster ou TIN) pour pouvoir le charger dans une vue 3D, en attendant un jour une version d’ArcScene et d’ArcGis Pro qui le prenne en charge.