QGis 3.8 et GRASS 7: les traitements affichent une erreur « cet algorithme ne peut pas être lancé »

Si vous avez installé la version 3.8 de QGis vous aurez une mauvaise surprise en essayant d’exécuter des traitements GRASS:

Mais c’est surtout quand vous essayez de corriger l’erreur en vous basant sur le texte du message que la surprise est encore plus mauvaise:

L’option de configuration du répertoire de GRASS 7 a disparu.

C’est en essayant de voir pourquoi le répertoire indiqué dans le message (grass-7.6.0 ) ne contenait pas des modules valides que je me suis aperçu que le répertoire de GRASS dans cette version de l’installateur QGis est nommé « grass76« .

Pour résoudre le problème et, à nouveau, pouvoir exécuter les traitements GRASS, il suffit de renommer le répertoire grass76 en grass-7.6.0 (c:/Programmes/QGis3.8/apps/grass/grass-7.6.0)

Une fonction PL/pgsql pour l’analyse exploratoire de données spatiales avec des polygones de Voronoï

L’analyse exploratoire des données spatiales est une étape incontournable dans les processus d’analyse spatiale.

Un des outils pour cette exploration est la construction des polygones de Voronoï. (Voir Analyse exploratoire des données pour la géostatistique:les diagrammes de Voronoï)

Si l’extension Geostatistical Analyst d’ArcGis permet une grande variété d’affichages d’une couche de polygones de Voronoï, avec QGis on est limités au simple affichage des polygones et des valeurs de l’attribut analysé. Ce qui manque c’est les différents affichages correspondant à des statistiques locales.

Dans un précédent article (Calculer des moyennes locales sur des polygones de Voronoï avec Qgis), qui commence à dater, nous avions donné les moyens d’afficher la vue « Moyenne » des polygones: Pour chaque polygone on recherche les polygones qui ont un côté ou un vertex commun avec lui, puis on calcule la moyenne d’un attribut pour cet ensemble (la moyenne du polygone central plus les valeurs des polygones adjacents). C’est cette moyenne qui est affectée au polygone au lieu de la valeur originale de l’attribut..

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QGis 3.8, HotSpot Analysis Plugin et PySal

Tout d’abord, la date: on est le 26 juin 2019.

J’ai eu des problèmes pour installer le plugin HotSpot Analysis et le plus dur quand on cherche sur le net c’est qu’on tombe pelle mêle sur des solutions du mois dernier et d’il y a 10 ans. Mais il faut un travail de détective pour savoir de quand elles datent.

Donc, si vous êtes en 2025, il est fort probable que les solutions que je propose dans cet article ne soient plus les bonnes…

Le plugin HotSpot Analysis est une bonne alternative pour la cartographie d’auto-correlations spatiales. Par contre, il souffre, actuellement d’un manque de « finition » dans son processus d’installation et d’un petit retard de maintenance. Continuer la lecture de « QGis 3.8, HotSpot Analysis Plugin et PySal »

Postgresql et PL/pgsql: une petite initiation aux fonctions

PL/pgsql est un puissant langage de script SQL fortement influencé par PL/SQL, le langage de procédure stocké distribué avec Oracle. Il est inclus dans la grande majorité des installations de PostgreSQL comme une partie standard du produit, donc il ne nécessite aucune configuration pour être utilisé.
PL/pgsql a aussi un petit côté secret . Les développeurs PostgreSQL ne veulent pas que vous sachiez que c’est un langage de développement SQL à part entière, capable de faire à peu près tout dans la base de données PostgreSQL.
Pourquoi est-ce un secret ? Pendant des années, PostgreSQL n’a pas prétendu avoir des procédures stockées.
Les fonctions PL/pgsql ont été conçues à l’origine pour retourner des valeurs scalaires et étaient destinées à des tâches mathématiques simples et à une manipulation triviale de chaînes.
Au fil des ans, PL/pgsql a développé un ensemble riche de structures de contrôle et a acquis la capacité d’être utilisé par les déclencheurs (triggers), opérateurs et index. En fin de compte, les développeurs ont été contraints d’admettre à contrecœur qu’ils avaient un système complet de développement de procédures stockées entrer leurs mains.
En cours de route, l’objectif de PL/pgsql a changé de fournir des fonctions scalaires simplistes vers la fourniture d’une structure de contrôle complète. La liste complète de ce qui est disponible dans la version actuelle se trouve à http://www.postgresql.org/docs/current/static/plpgsql-overview.html.

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Comprendre les géoservices WMS et WFS

Un géoservice est un moyen de mettre à disposition de l’information géographique à travers Internet.

Aujourd’hui, la quasi totalité des produits permettant la mise en place et l’utilisation d’un géoservice sont basés sur des standards OGC. L’Open Geospatial Consortium, ou OGC, est une organisation internationale à but non lucratif fondée en 1994 pour répondre aux problèmes d’interopérabilité des systèmes d’information géographique (SIG). Les missions de ce consortium sont de regrouper tous les acteurs concernés afin de développer et promouvoir des standards ouverts garantissant l’interopérabilité dans le domaine de la géomatique et de l’information géographique et de favoriser la coopération entre développeurs, fournisseurs et utilisateurs.

Les standards et spécifications OpenGIS élaborés par l’OGC permettent de réaliser des systèmes et des services d’informations complexes et ouverts en favorisant des contenus et des services accessibles à tous et utilisables par tout type d’application.

Nous verrons dans cet article les deux principales normes utilisées dans les géoservices: WMS et WFS.

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Comment intégrer des données DWG dans QGis

Le format DWG est un format binaire propriétaire d’Autocad. Quand on veut charger des couches dans QGis à partir de ce format, plusieurs problèmes se posent.

QGis utilise la librairie GDAL pour lire/écrire les formats externes, tels que DWG.

Tout d’abord une précision: il ne faut pas confondre le format DWG et le format DXF. Souvent on trouve des références au format DWG/DXF ce qui est un abus de langage. Les deux formats sont différents. Le format DWG est le format natif du logiciel Autocad. C’est un format propriétaire et, en principe, soumis à licence. Le format DXF est un format d’exportation de données du logiciel Autocad. Il est public et non soumis à licence.

Si vous disposez de fichiers DXF, aucun des problèmes soulevés dans cet article ne s’applique.

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How to integrate geotagged photos with Arcmap

In this article we will discuss how to create a layer of points with ArcMap containing positions and links to  » geotagged  » photos .

Geotagging is to specify the geographic coordinates photos by changing their data (or tags) EXIF . EXIF (Exchangeable Image file format) of a photo includes information such as the camera type, date and time of shooting etc …

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ArcGIS <-> QGis. How to share data?

More frequently we have a cohabitation of ArcGis with QGis. We keep ArcGis for heavy operations while QGis is used for lighter work , even if QGis is quite capable of assuming much more than that . Free , easier to handle, QGis  is more used for portable applications. But there’s always the possibility of sharing the data between these two software . Towork properly with ArcGis we use geodatabases, but it is not possible to access such data from QGis. Therefore, we choose to export a shapefile that it is easily accessible by both software . Except that this specific format, available for more than 30 years does not pose many problems. In this article, we will discuss, a quite unknown option, the use of databases SpatiaLite databases, to communicate between both software .

If you want , first of all, to know why it’s worth using SpatiaLite instead of a shapefile, go directly to the paragraph Why not a shapefile? . And afterwards, return here.

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Spatial-temporal cube with ArcMap and ArcScene: possible or not?

We have followed during the two latest articles ( The Spatial-Temporal Cube of ArcGis : 1- discovery , The spatial-temporal cube of ArcGis : 2 hot spots and cold spots ), an example for the building and visualization of a spatial-temporal cube with ArcGis Pro 1.0.
We will discuss here how to do the same without ArcGis Pro, but using ArcMap and ArcScene 10.3.
To answer the question asked in the title, is it possible or not, we will answer affirmatively , but at what price?
As for the first part , building the cube, it is possible with ArcMap.
The 3D visualization of the cube, even if this is not documented in the ESRI documentation, it is possible with ArcScene.
Let’s take a look at all the obstacles to overcome , because it’s an obstacle race!
 

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Créer une carte de localisation avec QGis 3.4

Les cartes de localisation permettent une vision plus globale de la zone d’étude représentée sur la carte principale

Le principe est très simple: ce sont deux cartes en une seule mise en page. La carte de localisation aura une caractéristique particulière: on figera l’étendue, les couches affichées et la symbologie de ces couches une fois pour toutes. La seule variable sera le rectangle d’emprise qui, lui, est géré par QGis lui-même.

Pour commencer, cliquez sur le menu Projet->nouvelle mise en page ou ouvrez le gestionnaire de mise en page et créez une nouvelle mise en page.

Dans la fenêtre de mise en page, ajoutez la carte principale (menu Ajouter un élément -> Ajouter carte) et la carte de localisation (idem)

Notez alors que la carte principale est nommée carte 1 et la carte de localisation carte 2.

Vous allez commencer par la définition de la carte de localisation:

1- dans la fenêtre cartographique de QGis, zoomez le contenu de la fenêtre au niveau que vous souhaitez voir dans la carte de localisation.

2- affichez seulement les couches que vous souhaitez voir dans la carte de localisation en désactivant l’affichage des autres couches.

3- Modifiez, si nécessaire, la symbologie des couches visibles. Par exemple, l’épaisseur des traits est généralement plus fin pour la carte de localisation que pour la carte principale.

4-Vérifiez dans le gestionnaire de mise en page que le résultat correspond à vos souhaits. Pour cela, en ayant sélectionné la carte 2, cliquez sur Mise à jour de l’aperçu dans le panneau Propriétés principales

Dans le panneau couches, cochez les cases Verrouiller les couches et Verrouiller le style des couches. Pour assurer qu’il n’y aura pas d’autre modification, cochez la case de verrouillage de carte 2 dans la fenêtre Éléments.

Votre carte de localisation est configurée.

Vous allez maintenant vous occuper de la carte principale. Mettez la en forme (zoom, symbologie, etc…)

Une fois terminée la mise en page de la carte principale, il ne vous reste qu’à relier les deux cartes pour que la carte de localisation affiche l’emprise de votre carte principale.

Pour cela déverrouillez la carte 2, cliquez sur elle pour la sélectionner, ouvrez le panneau Aperçus de votre carte de localisation.

Cliquez sur le bouton + pour ajouter un aperçu dans la liste d’aperçus. Il sera nommé Aperçu 1.

Pour paramétrer l’aperçu, il faut indiquer quelle emprise il faut afficher. Dans Cadre de la carte, sélectionnez Carte 1

Vous pouvez modifier le style de l’emprise (couleur, contour, etc) en ouvrant le Style de cadre

A partir de ce point, si vous changez l’emprise de la carte principale, l’emprise affichée sur la carte de localisation sera modifiée automatiquement pour la représenter.