Faire un Atlas avec QGis

Le but de la fonction Atlas est d’automatiser la production d’une série de cartes. Vous créez un modèle, une série d’emprises et cette fonction produit automatiquement une carte par emprise.

Nous allons voir les notions nécessaires pour sa mise en pratique.

Tout d’abord, quand vous ouvrez un projet vierge, vous avez aussi un gestionnaire de mises en pages vide qui est créé.

Vous devez commencer par créer votre projet: charger les données dan s la fenêtre cartographique, affecter la symbologie voulu à chaque couche, etc.

Une fois ceci fait, vous allez créer la mise en page souhaitée avec le gestionnaire de mise en page. Vous allez disposer la ou les cartes, la légende, les titres et textes, une barre d’échelle, etc.

La seule chose à retenir à ce stade est que vous devez créer une mise en page qui puisse être utilisée pour chaque partie de votre zone de travail. Le plus simple est de zoomer sur une des cartes souhaitées et de mettre en forme la mise en page en utilisant toujours ce niveau de zoom. Travaillez comme si vous ne souhaitiez comme sortie que cette carte-là.

Une fois satisfait de votre mise en page, commence le véritable travail de constitution de l’Atlas.

Créer la couche maîtresse de l’Atlas.

Cette couche doit contenir les entités qui serviront à définir l’étendue de chaque carte de l’Atlas. Elle est obligatoirement de type polygone.

Les emprises vertes peuvent faire l’affaire. Chaque carte en sortie aura la même étendue et échelle. Mais la couche de communes peut tout aussi être utilisée. Dans ce cas, chaque carte sera centée sur une commune, à tour de rôle. Elles auront des échelles différentes ou vous pourrez configurer un paramètre déterminant une échelle commune à toutes les cartes.

Cette couche ne contient pas seulement les étendues de chaque carte de l’Atlas. Elle contient aussi toutes les variables associées à chaque carte. Par exemple, si vous souhaitez que chaque carte des emprises vertes ait un titre différent, il faudra un attribut de type texte pour chaque entité, contenant le texte à utiliser lors de la création de chaque carte.

Mise en place de la fonction Atlas

Dans le gestionnaire de mise en page, quand vous avez fini la mise en forme de votre sortie, cliquez sur l’onglet « Atlas »

Vous accédez au paramétrage de la fonction.

Cochez la case Générer un Atlas pour mettre en route la fonction.

Le panneau Configuration vous permet de configurer les options de fonctionnement de l’Atlas:

1- Emprise de la couche : sélectionnez la couche maîtresse de l’Atlas avec les emprises correspondantes à chaque carte.

2- L’option Cacher la couche de couverture empêche l’impression des entités de la couche maîtresse sur vos cartes.

3- Le Nom de la page est un attribut de la couche maîtresse qui sert à identifier les cartes au sein du gestionnaire de mise en page. Il n’est pas utilisé pour les sorties.

4- L’option Filtrer avec permet de créer un filtre sur la couche maîtresse. Ceci vous permet d’utiliser une seule couche maîtresse pour plusieurs Atlas différents, en sélectionnant par filtrage les entités à prendre en compte pour la génération des cartes.

5-L’option Ordonner par permet de déterminer la suite de cartes. Par défaut, si cette option n’est pas utilisée, les cartes seront produites selon l’ordre des enregistrements de la couche maîtresse.

Le panneau Sortie permet de donner la structure du nom de fichier de chaque carte, si vous souhaitez un fichier par carte. Vous pouvez aussi cocher la case de ne produire qu’un seul fichier avec l’ensemble des cartes. La première option s’applique par exemple à une série d’images png, tandis que la deuxième s’applique plutôt à un fichier pdf.

Visualisation de l’Atlas

Dans le menu du gestionnaire de mise en page, cliquez sur Atlas, puis sur Aperçu de l’Atlas. Les options du menu Première entité, Entité précédente, Entité suivante, Dernière entité sont alors activées. Elles vous permettent d’afficher dans la fenêtre du gestionnaire de mise en page chacune des cartes de l’Atlas.

Les autres options du menu vous permettent, une fois fini la configuration et paramétrage de l’Atlas, de réaliser les sorties souhaitées: cartes individuelles ou fichier unique

Mise en place des variables de l’Atlas

Vous pouvez personnaliser chacune des cartes de l’Atlas à travers des variables. Le besoin le plus classique est la personnalisation du titre de chaque carte.

Pour cela, vous devez créer un élément Titre dans votre mise en page. Dans la fenêtre de texte de l’élément, vous pouvez rentrer du texte classique et des références à un ou plusieurs attributs de votre couche maîtresse.

.Dans cet exemple on fait référence à un attribut nommé Titre2. Le fait de le délimiter par [% et %] l’identifie comme une variable à remplacer par une valeur au moment de la production de l’Atlas. Les variables sont aussi remplacées lors de la visualisation de l’Atlas avec l’Aperçu de l’Atlas.

Mais les variables ne se limitent pas aux élément textuels de la page. Vous pouvez utiliser partout dans QGis les variables de l’Atlas:

Calculer des moyennes locales sur des polygones de Voronoï avec Qgis

Les cartes de Voronoï sont construites à partir d’une série de polygones formés autour de l’emplacement de chaque point d’échantillonnage.

Les polygones de Voronoï sont créés de sorte que chaque emplacement dans un polygone soit plus proche du point d’échantillonnage présent dans ce polygone que de tout autre point d’échantillonnage.

Dans l’article  sur l’analyse exploratoire des données, nous avons vu comment utiliser Geostatistical Analyst d’ArcGis pour construire et analyser les polygones de Voronoï.

Dans cet article nous verrons comment obtenir les mêmes résultats avec QGis. Continuer la lecture de « Calculer des moyennes locales sur des polygones de Voronoï avec Qgis »

Réplication d’une base de données postgresql sur un poste de travail windows

Nous allons configurer une réplication logique d’une table de la base de données de notre serveur linux sur une installation de postgresql sur un poste de travail windows.

La réplication permet d’avoir sur un poste distant une copie actualisée de la base de données centralisée. Cette copie ne sera pas utilisée pour les mises à jour locales, car elle sera en lecture seule. Par contre elle permet de travailler hors connexion et beaucoup plus rapidement, car les échanges entre la base centrale et le réplicat local ne contient que les mises à jours de la base centralisée.

Continuer la lecture de « Réplication d’une base de données postgresql sur un poste de travail windows »

QGis 3 (et QGis cloud) et OpenStreetMap

Si vous vous essayez à la nouvelle version 3 de QGis et que vous êtes un adepte des fonds de carte OpenStreetMap, vous ne manquerez pas de vous demander où sont passés les plugins qui vous permettent de le faire dans la version 2.18.

Vous cherchez sur le net, vous tombez sur plein d’articles sur le fait que la version 3 nécessite un redéveloppement des plugins, qu’il faut être patient et attendre…

Pas de panique, tout va bien! Et il ne faut rien attendre. Continuer la lecture de « QGis 3 (et QGis cloud) et OpenStreetMap »

La gamme ArcGis: produits,licences,extensions

La gamme ESRI n’a jamais été simple à appréhender. Que ce soit au niveau des produits et de leur inter-relation, des extensions ou des niveaux de licence.

Mais la fâcheuse habitude d’ESRI de changer de nom dès que ça commence à être compris par la moyenne des utilisateurs n’arrange pas les choses!

Les licences qui passent d’ArcView à Basic, ArcGis Server qui devient ArcGis Enterprise, etc, etc…

Sans prétentions, voici une vidéo plus que basique pour faire le point à l’heure d’aujourd’hui sur les produits, les applications, les extensions et les niveaux de licence.

Si vous ne trouvez rien de nouveau sous le soleil ne m’en voulez pas. Continuer la lecture de « La gamme ArcGis: produits,licences,extensions »