ArcGis Model Builder: les itérateurs d’entités

Nous avons déjà vu deux types d’itérateurs, les itérateurs de couche (ArcGis Model Builder: étendre un modèle à un ensemble de données en entrée) et les itérateurs numériques (ArcGis Model Builder: les itérateurs FOR et WHILE ). Il nous reste le dernier type d’itérateurs: les itérateurs d’entités.

Les itérateurs d’entités, c’est quoi?

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ArcGis Model Builder: étendre un modèle à un ensemble de données en entrée

Il y a toujours deux barrières psychologiques à franchir avec Model Builder:

  • la première pour décider de l’utiliser et passer du mode de travail interactif, naturel à ArcMap, à ce mode de travail où l’on fait tout le cheminement de travail virtuellement, avant de le lancer pour de bon
  • la deuxième, quand on est à l’aise avec l’outil et que l’on arrive à créer des modèles de plus en plus complexes, mais toujours basés sur une couche en entrée produisant une couche en sortie. Et là, on se dit que ce serait bien de pouvoir appliquer le modèle automatiquement à tout un lot de données en entrée, et quelque part on trouve qu’il faut utiliser des « itérateurs ».

Si vous êtes devant la première, gardez cet article dans un coin, il vous servira un jour. Par contre si vous êtes dans la deuxième, on va essayer de passer la barrière ensemble. Continuer la lecture de « ArcGis Model Builder: étendre un modèle à un ensemble de données en entrée »

Editer des données OpenStreetMap avec ArcGis

La boîte à outils « ArcGIS Editor pour OpenStreetMap » vous permet d’utiliser les outils d’ArcGIS pour travailler sur les données OpenStreetMap. Cet ensemble d’outils pour ArcGIS 10.X vous permet de charger les données de OpenStreetMap et de les stocker dans une géodatabase. Vous pouvez ensuite utiliser l’environnement d’édition d’ArcGIS Desktop pour créer, modifier, faire une analyse de réseau, ou mettre à jour les données. Une fois l’édition terminée , vous pouvez poster les changements sur OSM pour les rendre disponibles à tous les utilisateurs de l’OSM.

Il existe deux installations dans le téléchargement.

  • La première est compatible avec ArcGIS 10.2 classique
  • La deuxième est compatible avec ArcGIS 10.2 avec le géoprocesseur 64 bits installé.
  • Selon votre installatiion vous devez choisir la version de l’installeur correspondante.

    Il n’y a pas encore de version compatible avec ArcGis 10.3
    Cliquez sur ce lien pour télécharger la version pour ArcGis 10.2
    Cliquez sur ce lien pour télécharger la version pour ArcGis 10.1
    Cliquez ici pour télécharger la version pour ArcGis 10.0. Dans ce cas il n’y a pas de version pour le géoprocesseur 64 bits.

    Après l’installation, lancez ArcMap et vous devriez voir installé dans la fenêtre ArcToolBox la boîtes à outils ‘OpenStreetMap Toolbox ».
    Pour une explication détaillée du mode d’emploi vous pouvez consulter la documentation ici.

    Ici nous verrons un exemple d’utilisation et quelques mises en garde.

    Tout d’abord il faut bien comprendre qu’il ne s’agît pas ici de visualiser les données OpenStreetMap directement dans ArcMap. Nous avons abordé ce sujet dans l’article ArcBruTile :Afficher Google Maps, Bing Maps, OpenstreetMaps et plus, en fond de carte dans ArcMap. Il s’agit de télécharger les données OSM et de les intégrer dans une géodatabase ArcGis pour pouvoir travailler dessus avec tous les outils d’analyse et de mise à jour disponibles.

    Il ya deux façons de télécharger des données à partir de l’OSM, chacun résultant en un format différent sur votre poste de travail.

  • L’outil Download OSM Data (XAPI) télécharge les données OpenStreetMap et les enregistre en tant que fichier .osm (connu comme un fichier ‘planète’). Pour utiliser le fichier .osm dans ArcMap, vous devez ensuite exécuter l’outil ‘Load OSM Fichier’ pour traduire ce format vers une géodatabase.
  • L’outil Download and Symbolize OSM Data télécharge les données de l’OSM dans un jeu de données de géodatabase, prêt à l’emploi dans ArcMap et affecte une symbologie « OSM » à chaque élément de données.
  • C’est ce deuxième cas que nous allons voir ici.

    Utilisation de l’outil Download, Extract and Symbolize OSM data

    OpenStreetMap a des limites sur la quantité de données que vous pouvez télécharger à la fois. Le nombre maximum de nœuds que vous pouvez télécharger avec cet outil est de 50000. Notre exemple se situe sur la Ville du Conquet (3000 habitants) et représente 25000 nœuds. Alors oubliez de télécharger Paris, Marseille ou Lyon en un seul coup!
    Deuxième mise en garde: armez vous d’une patience digne d’ArcGis. Le remplissage de la fenêtre de paramètres se fait avec des allées-retour sur OSM à chaque modification d’un paramètre et vous pouvez finir par vous énerver.
    Mais ce n’est rien à côté de ce qui se passe une fois que vous avez lancé l’outil. Avec une connexion fibre, le téléchargement des données du Conquet que nous verrons par la suite, a pris 38 minutes. A lancer donc avant de prendre sa pause café…ou déjeuner!

    1- Ajouter une carte de base ou de référence, de sorte à pouvoir définir votre zone d’intérêt dans l’interface ArcMap.
    2- Une fois trouvée votre zone d’intérêt, zoomer à un niveau où vous pourrez facilement identifier les rues et les bâtiments.
    3- Vérifiez que vous avez coché la case «Ajouter les résultats du géotraitement à l’affichage » dans les Options de géotraitement (menu Géotraitement).
    4- Dans la fenêtre ArcToolBox, développez la boîte à outils OpenStreetMap.
    boîte à outils Openstreetmap dans arctoolbox
    5-Double-cliquez sur Download, Extract and Symbolize OSM data. Ce modèle vous permet de télécharger les données, éventuellement extraire des balises spécifiques, et de le préparer pour l’environnement d’édition en une seule étape, en utilisant des modèles de scripts supplémentaires (par exemple, symboliser Points, symboliser Lines, symboliser Polygones, et symboliser données OSM ).
    Entrez les paramètres du modèle comme indiqué ci-dessous:
    paramétrage de la boite à outils telechargement openstreetmap
    – Dans l’étendue du téléchargement de données’, sélectionnez « Idem Display’.
    – Nous souhaitons télécharger les valeurs de variables (voir http://wiki.openstreetmap.org/wiki/Tags) dans la table attributaire, nous sélectionnons donc l’option « Extraire OSM tags dans Standalone Attributs ».
    – Dans la ‘cible Feature Dataset « , indiquez l’emplacement de votre géodatabase , puis ajoutez le nom du nouveau jeu de données qui sera créé lorsque le modèle sera exécuté.
    -Dans la «couche OSM Group », vous pouvez laisser la valeur par défaut ou donner un nom différent.
    -Après avoir entré les paramètres, cliquez sur OK.

    Le modèle commence à s’exécuter. Une fois terminé, les données OpenStreetMap téléchargées seront ajoutés sous forme de couches entièrement symbolisés dans la trame de données.
    exemple de données openstreetmap dans arcmap

    ArcBruTile :Afficher Google Maps, Bing Maps, OpenstreetMaps et plus, en fond de carte dans ArcMap

    Un des éléments les plus pratique avec QGis est la possibilité de travailler avec, comme fond de carte, les images de Google Earth, Bing, etc. Il suffit d’installer le plug-in et le tour est joué.
    Pour les utilisateurs d’ArcGis ceci ne semble pas possible… à première vue, seulement.
    Les avantages de charger directement les images satellites de Google Earth, ou les cartes, dans ArcGIS, et de pouvoir travailler avec ses propres données par dessus, ne sont plus à dénombrer.
    Alors, comment faire?
    Au niveau de l’utilisation, ce sera aussi simple que dans QGis. Par contre au niveau de l’installation c’est un peu plus compliqué, mais à la portée de tout le monde.
    Suivons ensemble les différentes étapes.

    La première étape est de télécharger ArcBruTile

    ArcBruTile est une barre d’outils développé dans le cadre du projet Codeplex
    On vous propose ici deux téléchargements:
    Télécharger ArcBruTile – Basemaps in ArcGIS Desktop 0.2.2 Cette version n’est pas la dernière mais elle permet de travailler avec Google et Bing.

    Télécharger ArcBruTile – Basemaps in ArcGIS Desktop 0.4 Celle-ci est la dernière version. Mais elle ne prend plus en compte Google Maps. Par contre elle permet de travailler avec Bing, OpenStreetMap,Stamen, MapQuest, CloudMade, et MapBox.

    A vous de voir laquelle vous préférez.

    Nous allons continuer cet article en supposant que vous avez choisi la première option, car elle est la plus compliqué à configurer. Si vous téléchargez la deuxième, la barre d’outils ArcBruTile est ajoutée automatiquement à ArcMap.
    Dans le cas de la version 0.2, il faut le faire manuellement.

    Une fois le téléchargement effectué, décompressez le fichier et lancez le setup.exe.

    Si vous avez laissé les options d’installation par défaut, les fichiers de la barre d’outils se trouvent fans le répertoire C:\Program Files (x86)\CodePlex
    Il faut enregistrer la dll ArcBruTile.dll dans ArcGis pour qu’il puisse l’utiliser. Si vous n’avez pas l’habitude, voici comment faire.
    Dans le gestionnaire de fichiers Windows:
    Cliquez avec le bouton droit sur ArcBruTile.dll pour ouvrir le menu contextuel
    Vous sélectionnez « Ouvrir avec »
    Dans la fenêtre qui s’ouvre vous cliquez sur le bouton « Parcourir »

    Vous devez trouver l’application ESRIRegAsm.exe et la sélectionner pour ouvrir le fichier ArcBruTile.dll. Cette application se trouve dans les « Common files » d’ArcGis. En principe C:\Program Files (x86)\Common Files\ArcGIS\bin, mais cela dépend de votre système d’exploitation.
    Cliquez sur OK et acceptez l’exécution du programme et de l’enregistrement.
    Maintenant en ouvrant ArcMap vous pouvez afficher la barre d’outils ArcBruTile en allant
    Menu Personnaliser -> Barres d’outils -> ArcBruTile

    Si vous avez opté par la version 0.4

    Lancez le programme setup.exe. Il s’occupe d’enregistrer la barre d’outils dans ArcMap. Vous pouvez, une fois finie l’installation,
    lancer ArcMap
    Menu Personnaliser -> Barres d’outils -> ArcBruTile
    Vous aurez la barre d’outils version 0.4

    Utilisation de la barre d’outils

    Premier conseil: chargez toujours des données avant de demander l’affichage d’images ou cartes. Ceci permet d’avoir une emprise logique pour le chargement des images et des cartes.
    Deuxième conseil: même si ça marche, ou ça devrait marcher, quand vous travaillez en systèmes de coordonnées projetées, si vous voyez des décalages ou des problèmes d’affichage, passez le système de coordonnées du bloc de données en géographique WGS84.

    Si non, c’est tout simple, dans la barre d’outils ArcBruTile, sélectionnez la couche que vous voulez afficher, cele-ci est ajoutée en haut de la fenêtre de légende.