Terrain Tools pour ArcGis 10.3 et ArcGis Pro

Les techniques standard pour représenter le terrain, comme l’ombrage, sont suffisantes pour de nombreuses applications, mais avec Terrain Tools vous pouvez représenter le terrain sous différentes conditions d’éclairage, ou bien utiliser des techniques plus artistiques. Cet ensemble d’outils complètent ou prolongent ce que vous trouverez dans le logiciel par défaut. Ces techniques sont souvent difficiles à trouver ou à mettre en œuvre. Le projet Terrain Tools rassemble certaines de ces idées dans une boîte à outils qui fournit les fonctionnalités permettant de créer des représentations alternatives du terrain dans ArcGIS.

Les Terrain Tools sont contenues dans une toolbox pour l’utiliser soit avec ArcGIS Desktop 10.3, soit avec ArcGIS Pro 1.0. Continuer la lecture de « Terrain Tools pour ArcGis 10.3 et ArcGis Pro »

Créer des profils de terrain sous ArcGis ou QGis

Pour ceux qui sont amenés à travailler sur des Modèles Numériques de Terrain, les profils topographiques (ou profils de terrain) sont un outil de base, soit dans la phase de validation , soit dans les phases de traitement. Ils permettent de visualiser le relief en fonction d’une trajet sous forme d’un graphique avec la distance en abscisses et l’altitude en ordonnées.

Si des logiciel spécifiques existent, ici on ne verra que les deux majeurs du SIG : ArcGis et QGis.
Pour les deux exemples, on part de la base que vous avez un MNT affiché dans la fenêtre cartographique. Continuer la lecture de « Créer des profils de terrain sous ArcGis ou QGis »

Comment extraire les hauteurs de terrain de Goggle Earth pour faire son propre MNT

Allez sur le site http://www.zonums.com/gmaps/terrain.php?action=sample
Ne vous inquiétez pas, c’est absolument gratuit.

Vous avez à définir deux choses:
1- La méthode échantillonnage
Soit vous souhaitez une grille régulière, soit des points au hasard. Dans les deux cas, vous êtes limités à 5000 points en tout.
2- Les coordonnées du cadre géographique
En déplaçant la souris sur la carte vous avez les coordonnées qui s’affichent dans le bandeau supérieur. Rentrez les coordonnées du coin haut droit et bas gauche.

Cliquez sur « Get elevations » puis choisissez si vous voulez voir s’afficher les points au fur et à mesure de leur capture. Pour une première fois vous pouvez les afficher, mais ceci ralentit pas mal le processus.

A la fin du processus vous aurez une fenêtre vous proposant d’exporter les résultats.

Choisissez les unités (mètres) et le type de fichier texte. Pour ArcGis nous vous conseillons de choisir le séparateur virgule (comma).
Une fenêtre avec les données ascii s’affiche.

Sélectionnez tout le contenu (Ctrl A), copiez-le dans le presse papier (Ctrl C).
Ouvrez un nouveau fichier avec le bloc notes.
Copier le contenu du presse papier (Ctrl V)
Enregistrez le fichier avec le nom choisi et n’oubliez pas de changer le type de fichier de *.txt en *.* (Tous les fichiers) pour pouvoir lui mettre une extension .csv. De cette manière vous pouvez le charger dans ArcGis directement et sans problème.

Attention quand même à un détail: si vous avez des zones marines dans votre emprise, les points situés sur l’eau auront comme valeur -32768.000. Si vous les laissez tels quels vous aurez des surprises au moment de la génération du MNT!
Selon votre choix pour la fabrication du MNT, remplacez les valeurs par des 0 ou bien effacez les lignes concernées.
Dernier conseil pour la route, n’oubliez pas de commencer votre processus de génération du MNT en projetant les données de Google Earth: elles sont en latitude-longitude WGS84 et pour générer des MNT il vous faut des données projetées (lambert 93, par exemple), les mêthodes d’interpolation pouvanr donner des résultats un peu bizarres si vous restez en degrés.

Comment passer vos données de la 2D à la 3D pour exploiter pleinement ArcGis Pro 1.0? 6-création de surfaces vecteur 3D

Le principe des surfaces, par rapport aux données vecteur classiques (points, lignes, polygones) est d’être continues sur toute l’emprise de travail. Dans une couche vecteur de points, il n’y a aucune informations stockée sur tous les endroits où il n’y a pas de point. Dans une couche de type surface, tous les endroits possèdent de l’information: là où il n’y en a pas on stocke l’information qu’il n’y en a pas! (NODATA).
Nous avons vu comment créer une surface raster das l’article précédent. Les rasters sont constitués de cellules carrées de même taille partout. L’inconvénient de ce type de surface c’est le volume de données en rapport avec la taille de cellule: plus la taille de cellule est petite, plus le volume du fichier augmente.
Une manière de réduire a taille, et par conséquent le temps de traitement et d’affichage, est de faire des cellules de taille différente: là où il y a de l’information on utilise de petites cellules pour stocker correctement la structure détaillée des entités géographiques, là où il n’y a pas d’information on utilise une seule et grande cellule. Pour pouvoir faire ceci, il convient d’utiliser des cellules triangulaires à la place des cellules carrées : on construit ainsi un réseau triangulaire irrégulier (TIN).

Créer une surface vecteur TIN

Dans ArcGis vous disposez de l’outil « Créer un TIN » dans la boîte à outils 3D Analyst->Gestion de données->TIN

La surface créée apparaît visuellement comme une surface raster et peut être utilisée telle quelle dans ArcMap et ArcScene.

La différence réside dans la structure de l’information: à la place de pixels raster on a des triangles.

Créer une surface vecteur TERRAIN (Jeu de données de MNT)

Un jeu de données de MNT (Terrain Dataset en anglais) est une surface TIN multi-résolutions créée à partir de plusieurs sources de données stockées en tant qu’entités dans une géodatabase (sources lidar, sonar,photogrammétriques). Les MNT résident dans la géodatabase, à l’intérieur du jeu de données où sont stockées les entités utilisées pour leur création.

Les MNT ne contiennent pas vraiment les données mais plutôt les règles des classes d’entités participantes, semblables à des topologies.
Les règles du jeu de données de MNT contrôlent la manière dont les entités sont utilisées pour définir une surface. Ainsi, une classe d’entités qui contient les lignes de falaise peut être utilisée dans une règle selon laquelle ses entités sont des lignes de fracture rigides. Cela produira l’effet escompté, à savoir la création de discontinuités linéaires (des « marches ») sur la surface.

Les règles indiquent également le mode de participation d’une classe d’entités selon la plage d’échelles. Il se peut que des entités soient nécessaires uniquement pour les représentations de surface de moyenne échelle à grande échelle. Vous pouvez utiliser des règles afin d’empêcher toute utilisation à petite échelle, d’où une amélioration des performances.

Un jeu de données de MNT au sein d’une géodatabase fait référence aux classes d’entités d’origine. Il ne stocke pas, à proprement parler, une surface en tant que raster ou TIN. Au lieu de cela, il organise les données en vue d’une récupération rapide et dérive une surface TIN à la volée. Cette organisation implique la création de « pyramides » de MNT utilisées pour n’extraire rapidement que les données nécessaires à la génération d’une surface du niveau de détail requis dans une zone d’intérêt donnée, à partir de la base de données. Le niveau de pyramide approprié est utilisé par rapport à l’échelle d’affichage actuelle ou peut être choisi par l’utilisateur dans des fonctions d’analyse.

L’apport de ce « format » dans ArcGis est considérable, non seulement par le fait qu’il permet d’intégrer plusieurs couches de données différentes pour « fabriquer » le modèle de terrain, mais aussi par la puissance et vitesse de traitement « à la volée ». Si vous avez à utiliser un MNT pour votre travail, cette option de travail a été conçue pour vous!

MAIS…, et oui, il y a un mais et un grand. C’est un format d’avenir, mais pas tout à fait de présent. Il ne peut pas être chargé dans ArcScene et pas non plus dans la vue 3D d’ArcGis Pro. Comme il est généré à la volée, rien n’a été prévu dans les visualiseurs 3D d’ArcGis pour faire ce travail. Si vous en avez un, il faut le transformer en couche statique (raster ou TIN) pour pouvoir le charger dans une vue 3D, en attendant un jour une version d’ArcScene et d’ArcGis Pro qui le prenne en charge.