Cartes allemandes de l’Angleterre de la deuxième guerre mondiale sous ArcGis ou QGis

Nous avons vu dans des articles précédents comment accéder au fond cartographique des alliés pendant la guerre 39-45 à la librairie de l’Université du Texas (http://www.lib.utexas.edu/maps ). Voici comment accéder et utiliser les cartes réalisés par l’État Major de Armées Allemandes en vue de l’invasion de l’Angleterre, sur  le site de David Rumsey Map Collection . Vous pouvez accéder gratuitement à quelque 70000 documents. Je vous laisse découvrir par vous-mêmes la portée géographique et historique de ce fonds impressionnant.

Voyons ici une petite partie, la numérisation du fond cartographique de l’Armée allemande pendant la deuxième Guerre Mondiale (2800 documents) et comment les intégrer dans votre SIG préféré (ArcGis ou QGis). Continuer la lecture de « Cartes allemandes de l’Angleterre de la deuxième guerre mondiale sous ArcGis ou QGis »

Les données Open Data de santé en France

Après des années d’accès payants, compliqués, confidentiels, etc. , on assiste, en France, à une véritable révolution en ce qui concerne l’accès aux informations géographiques. Après des années où l’on ne pouvait pratiquement travailler toujours sur les mêmes lots de données, aujourd’hui on commence à être submergés par les informations disponibles. C’est donc un peu difficile à suivre pour ceux qui sont pris, le nez sur le guidon, par le travail quotidien.

Le but de cet article n’est pas une analyse détaillée sur les données de Santé en France. Le but est tout simplement de montrer un peu ce qui existe aujourd’hui pour ceux qui ne font pas partie du noyau des utilisateurs de ce type de données, et qui ne penseraient pas à les utiliser dans le cadre d’une analyse intégrée d’un territoire, par manque d’information.

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Créer une animation des prévisions marines avec ArcGis

Nous avons vu dans l’article précédent, Intégrer des prévisions météo marines et terrestres gratuites dans ArcGis, comment accéder, télécharger et mettre en forme les données de prévisions marines mondiales proposées par les sociétés NASCA et Actimar. Pour plus de détails sur ces données, visitez le site www.enav-forecast.fr.
Nous allons voir ici comment faire une animation de ces données avec ArcMap et son curseur temporel.

Une fois les données du jour enregistrées au format shape sur votre poste et ajouté à votre carte la couche vent.lyr, vous devez modifier la source de la couche (propriétés de la couche ->source->modifier la source de données) pour qu’elle pointe sur le fichier shape du jour. Ensuite, modifiez la requête de définition pour sélectionner un jour et heure pour ce fichier shape (propriétés de la couche->ensemble de définition).

Par contre si vous voulez faire une animation, effacez la requête de définition. Vous verrez alors les 65 pas de temps superposés.

affichage du vent sans requête de définition

Pour créer l’animation nous allons utiliser le curseur temporel d’ArcMap. Pour ce faire nous allons suivre les étapes suivantes:

  • mettre en forme un champ attributaire de la table pour assurer la chronologie
  • activer la gestion du temps pour la couche
  • configurer les paramètres de l’animation
  • exporter l’animation dans un fichier vidéo

Mise en forme d’un champ chronologique

Pour qu’ArcMap puisse gérer les différents pas de temps d’une couche, il lui faut pouvoir distinguer les enregistrements qui concernent un seul pas de temps. C’est l’équivalent de ce que vous faites en utilisant la requête de définition présente dans la couche vent.lyr. Celle-ci permet de sélectionner les enregistrements correspondants à une date et une heure donnée.
Pour le moment, la gestion du temps d’ArcMap ne peut pas utiliser plusieurs champs pour réaliser cette distinction. Il lui faut un seul champ contenant l’information du pas de temps. Dans notre cas, nous en avons deux : « MeteoDate » et « heure ».
Il faut donc créer un nouveau champ et le renseigner avec le contenu des deux champs.
Ce nouveau champ peut être au format date ou au format texte, à condition que la chaîne de texte respecte un certain format.

Vous pouvez faire ce travail manuellement, mais si vous ne voulez pas vous tracasser inutilement, nous avons préparé et mis à votre disposition un outil de la toolbox pour faire ce travail automatiquement.

Vous pouvez télécharger la boîte à outils en cliquant ici.
Une fois téléchargée, copiez le fichier dans un répertoire de votre choix, ouvrez la fenêtre Toolbox, cliquez droit sur la racine, sélectionnez « Ajouter une Boîte à Outils », et pointez sur la boîte que vous venez d’enregistrer.
Vous avez maintenant une nouvelle boîte avec un modèle de traitement.
boîte à outils nasca pour créer un champ chronologique

Le modèle ajoute un nouveau champ « TimeCtr » et le remplit avec la date et heure correspondantes.

Pour l’exécuter, double-cliquez sur le modèle.
fenêtre d'exécution du modèle

Une fois terminé, le champ est prêt pour être utilisé dans la gestion temporelle de la couche.

Activation de la gestion du temps pour la couche

Pour activer la gestion du temps d’une couche, il suffit d’ouvrir les propriétés de la couche ->onglet TEMPS.

activation de la gestion du temps d'une couche dans arcmap

Cochez la case « Activer le temps pour cette couche »
Sélectionnez le champ TimeCtrl pour contrôler le temps
Indiquez que le pas de temps est de 3 heures
Pour l’étendue temporelle, cliquez sur « Calculer »

Refermez la fenêtre en cliquant sur OK.

Configuration des paramètres de l’animation

Pour ouvrir le curseur temporel, cliquez sur le bouton correspondant:
bouton du curseur temporel

Vérifiez en cliquant sur le bouton « Options » du curseur la configuration de l’animation.
configuration des options du curseur temporel

Vérifiez que le pas de temps est bien de 3 heures et que la fenêtre temporelle est à 0 heures.

Cliquez sur le bouton Play pour voir s’exécuter l’animation temporelle.
En fonction du rendu, vous pouvez ajuster les options pour obtenir l’animation souhaitée.

Export de l’animation dans un fichier vidéo (avi)

Le troisième bouton permet l’export de l’animation au format .avi.
Acceptez les paramètres par défaut et donnez un nom de fichier à votre animation.

Le résultat devrait ressembler à cette animation:

Il ya un autre moyen de créer des animations avec ArcGis, en utilisant la barre d’outils « Animation ». Plus puissant que le curseur temporel, cet outils est aussi un peu plus compliqué à utiliser. Par contre, il intègre la notion de « pistes » vidéo, ce qui vous permet d’animer plusieurs paramètres à la fois: les modifications temporelles, la présence ou pas d’autres couches, le changement d’emprise…
Rendez-vous dans un prochain article pour voir tout çà.

ArcMap: des données gratuites et officielles à portée d’un clic avec ArcGis Online!

La disponibilité de couches d’information en libre accès ne cesse d’augmenter. Aujourd’hui il est possible d’accéder à de multiples sources de données utiles, non seulement d’un point de vue de l’analyse, mais aussi pour augmenter la qualité des rendus finaux.

ArcGis Online est une de ces sources, et ce qui est encore plus intéressant c’est la simplicité avec laquelle vous pouvez en profiter.

Combien de fois avez vous cliqué sur le bouton « Ajouter de données » d’ArcMap?
ajouter des données dans arcmap

Mais , est-ce que vous avez déjà cliqué sur la flèche déroulante du bouton? Continuer la lecture de « ArcMap: des données gratuites et officielles à portée d’un clic avec ArcGis Online! »

Editer des données OpenStreetMap avec ArcGis

La boîte à outils « ArcGIS Editor pour OpenStreetMap » vous permet d’utiliser les outils d’ArcGIS pour travailler sur les données OpenStreetMap. Cet ensemble d’outils pour ArcGIS 10.X vous permet de charger les données de OpenStreetMap et de les stocker dans une géodatabase. Vous pouvez ensuite utiliser l’environnement d’édition d’ArcGIS Desktop pour créer, modifier, faire une analyse de réseau, ou mettre à jour les données. Une fois l’édition terminée , vous pouvez poster les changements sur OSM pour les rendre disponibles à tous les utilisateurs de l’OSM.

Il existe deux installations dans le téléchargement.

  • La première est compatible avec ArcGIS 10.2 classique
  • La deuxième est compatible avec ArcGIS 10.2 avec le géoprocesseur 64 bits installé.
  • Selon votre installatiion vous devez choisir la version de l’installeur correspondante.

    Il n’y a pas encore de version compatible avec ArcGis 10.3
    Cliquez sur ce lien pour télécharger la version pour ArcGis 10.2
    Cliquez sur ce lien pour télécharger la version pour ArcGis 10.1
    Cliquez ici pour télécharger la version pour ArcGis 10.0. Dans ce cas il n’y a pas de version pour le géoprocesseur 64 bits.

    Après l’installation, lancez ArcMap et vous devriez voir installé dans la fenêtre ArcToolBox la boîtes à outils ‘OpenStreetMap Toolbox ».
    Pour une explication détaillée du mode d’emploi vous pouvez consulter la documentation ici.

    Ici nous verrons un exemple d’utilisation et quelques mises en garde.

    Tout d’abord il faut bien comprendre qu’il ne s’agît pas ici de visualiser les données OpenStreetMap directement dans ArcMap. Nous avons abordé ce sujet dans l’article ArcBruTile :Afficher Google Maps, Bing Maps, OpenstreetMaps et plus, en fond de carte dans ArcMap. Il s’agit de télécharger les données OSM et de les intégrer dans une géodatabase ArcGis pour pouvoir travailler dessus avec tous les outils d’analyse et de mise à jour disponibles.

    Il ya deux façons de télécharger des données à partir de l’OSM, chacun résultant en un format différent sur votre poste de travail.

  • L’outil Download OSM Data (XAPI) télécharge les données OpenStreetMap et les enregistre en tant que fichier .osm (connu comme un fichier ‘planète’). Pour utiliser le fichier .osm dans ArcMap, vous devez ensuite exécuter l’outil ‘Load OSM Fichier’ pour traduire ce format vers une géodatabase.
  • L’outil Download and Symbolize OSM Data télécharge les données de l’OSM dans un jeu de données de géodatabase, prêt à l’emploi dans ArcMap et affecte une symbologie « OSM » à chaque élément de données.
  • C’est ce deuxième cas que nous allons voir ici.

    Utilisation de l’outil Download, Extract and Symbolize OSM data

    OpenStreetMap a des limites sur la quantité de données que vous pouvez télécharger à la fois. Le nombre maximum de nœuds que vous pouvez télécharger avec cet outil est de 50000. Notre exemple se situe sur la Ville du Conquet (3000 habitants) et représente 25000 nœuds. Alors oubliez de télécharger Paris, Marseille ou Lyon en un seul coup!
    Deuxième mise en garde: armez vous d’une patience digne d’ArcGis. Le remplissage de la fenêtre de paramètres se fait avec des allées-retour sur OSM à chaque modification d’un paramètre et vous pouvez finir par vous énerver.
    Mais ce n’est rien à côté de ce qui se passe une fois que vous avez lancé l’outil. Avec une connexion fibre, le téléchargement des données du Conquet que nous verrons par la suite, a pris 38 minutes. A lancer donc avant de prendre sa pause café…ou déjeuner!

    1- Ajouter une carte de base ou de référence, de sorte à pouvoir définir votre zone d’intérêt dans l’interface ArcMap.
    2- Une fois trouvée votre zone d’intérêt, zoomer à un niveau où vous pourrez facilement identifier les rues et les bâtiments.
    3- Vérifiez que vous avez coché la case «Ajouter les résultats du géotraitement à l’affichage » dans les Options de géotraitement (menu Géotraitement).
    4- Dans la fenêtre ArcToolBox, développez la boîte à outils OpenStreetMap.
    boîte à outils Openstreetmap dans arctoolbox
    5-Double-cliquez sur Download, Extract and Symbolize OSM data. Ce modèle vous permet de télécharger les données, éventuellement extraire des balises spécifiques, et de le préparer pour l’environnement d’édition en une seule étape, en utilisant des modèles de scripts supplémentaires (par exemple, symboliser Points, symboliser Lines, symboliser Polygones, et symboliser données OSM ).
    Entrez les paramètres du modèle comme indiqué ci-dessous:
    paramétrage de la boite à outils telechargement openstreetmap
    – Dans l’étendue du téléchargement de données’, sélectionnez « Idem Display’.
    – Nous souhaitons télécharger les valeurs de variables (voir http://wiki.openstreetmap.org/wiki/Tags) dans la table attributaire, nous sélectionnons donc l’option « Extraire OSM tags dans Standalone Attributs ».
    – Dans la ‘cible Feature Dataset « , indiquez l’emplacement de votre géodatabase , puis ajoutez le nom du nouveau jeu de données qui sera créé lorsque le modèle sera exécuté.
    -Dans la «couche OSM Group », vous pouvez laisser la valeur par défaut ou donner un nom différent.
    -Après avoir entré les paramètres, cliquez sur OK.

    Le modèle commence à s’exécuter. Une fois terminé, les données OpenStreetMap téléchargées seront ajoutés sous forme de couches entièrement symbolisés dans la trame de données.
    exemple de données openstreetmap dans arcmap

    Comment extraire les hauteurs de terrain de Goggle Earth pour faire son propre MNT

    Allez sur le site http://www.zonums.com/gmaps/terrain.php?action=sample
    Ne vous inquiétez pas, c’est absolument gratuit.

    Vous avez à définir deux choses:
    1- La méthode échantillonnage
    Soit vous souhaitez une grille régulière, soit des points au hasard. Dans les deux cas, vous êtes limités à 5000 points en tout.
    2- Les coordonnées du cadre géographique
    En déplaçant la souris sur la carte vous avez les coordonnées qui s’affichent dans le bandeau supérieur. Rentrez les coordonnées du coin haut droit et bas gauche.

    Cliquez sur « Get elevations » puis choisissez si vous voulez voir s’afficher les points au fur et à mesure de leur capture. Pour une première fois vous pouvez les afficher, mais ceci ralentit pas mal le processus.

    A la fin du processus vous aurez une fenêtre vous proposant d’exporter les résultats.

    Choisissez les unités (mètres) et le type de fichier texte. Pour ArcGis nous vous conseillons de choisir le séparateur virgule (comma).
    Une fenêtre avec les données ascii s’affiche.

    Sélectionnez tout le contenu (Ctrl A), copiez-le dans le presse papier (Ctrl C).
    Ouvrez un nouveau fichier avec le bloc notes.
    Copier le contenu du presse papier (Ctrl V)
    Enregistrez le fichier avec le nom choisi et n’oubliez pas de changer le type de fichier de *.txt en *.* (Tous les fichiers) pour pouvoir lui mettre une extension .csv. De cette manière vous pouvez le charger dans ArcGis directement et sans problème.

    Attention quand même à un détail: si vous avez des zones marines dans votre emprise, les points situés sur l’eau auront comme valeur -32768.000. Si vous les laissez tels quels vous aurez des surprises au moment de la génération du MNT!
    Selon votre choix pour la fabrication du MNT, remplacez les valeurs par des 0 ou bien effacez les lignes concernées.
    Dernier conseil pour la route, n’oubliez pas de commencer votre processus de génération du MNT en projetant les données de Google Earth: elles sont en latitude-longitude WGS84 et pour générer des MNT il vous faut des données projetées (lambert 93, par exemple), les mêthodes d’interpolation pouvanr donner des résultats un peu bizarres si vous restez en degrés.