Affichage bivarié sous ArcGis

Sous ArcGis il n’est pas facile de visualiser une carte bivariée, c’est à dire une carte où les entités sont catégorisées selon deux variables situées dans deux couches indépendantes.

La couleur affectée à chaque entité répond à une échelle de couleurs selon deux axes, X et Y:

exemple de carte bivariéePour cela, chaque couche doit être classée, ici en quatre classes. Les entités ayant la première classe de chacune des couches auront la couleur située en bas et à gauche, celles appartenant à la classe la plus forte de chacune des couches auront la couleur située en haut et à droite.

Vous ne disposez pas d’outils standard dans ArcGis pour faire ceci, mais un modèle de traitement peut résoudre cette absence. Continuer la lecture de « Affichage bivarié sous ArcGis »

Model Builder: migration vers ArcGis Pro

Le ModelBuilder d’ArcGIS Pro est très similaire à ModelBuilder dans les autres applications ArcGIS Desktop. La vue du diagramme du modèle est similaire, et vous construisez les modèles en ajoutant des outils de données et de géotraitement  en les reliant pour former des processus. Dans ArcGIS Pro, vous pouvez afficher, modifier et exécuter des modèles que vous avez construit dans les versions précédentes d’ArcGIS Desktop.

Malgré ces similitudes, il y a quelques différences. Connaître ces différences facilitera votre migration vers l’utilisation de ModelBuilder dans ArcGIS Pro.

Voyons quelques points importants.
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Les tables Excel dans Model Builder

Bien que cet article soit dirigé surtout vers les utilisateurs novices de Model Builder, il peut s’adresser aussi à des utilisateurs plus confirmés, car la procédure qui peut paraître simple à premier abord, comporte un piège.

Dans notre exemple nous allons utiliser une table Excel téléchargée de l’Insee, avec les données du chômage par commune de 2001 à 2012 (lien de téléchargement de la table, lien de la page de téléchargement).

Outre la table Excel, nous allons utiliser la couche Geofla Communes de l’IGN (lien de la page de téléchargement. Continuer la lecture de « Les tables Excel dans Model Builder »

Model Builder : convertir un modèle batch en modèle interactif

Le principe de Model Builder est de créer des outils de geotraitement, qui sont par définition des outils « batch ». Ceci veut dire qu’il n’y pas d’interaction entre l’utilisateur et le traitement, une fois celui-ci lancé. Vous définissez les données en entrée et vous récupérez les données en sortie.
Il y a des situations où cet aspect est contraignant. Imaginez que vous devez exécuter un modèle en utilisant seulement une partie de l’ensemble des données et si vous utilisez l’outil Clip vous dupliquez les données, ou bien vous voulez sélectionner une zone sur la carte et appliquer votre modèle de géotraitement seulement aux entités complètement contenues dans cette zone. Une autre possibilité, celle que nous allons suivre dans cet exemple, vous utilisez un modèle avec un outil qui nécessite une entrée de point, comme « Champ de vision », et vous voulez entrer manuellement le, ou les, emplacements de l’observateur.

Eh bien, c’est possible de faire ceci avec Model Builder en utilisant un JEU D’ENTITES.
Vous n’avez jamais entendu parler? pas étonnant. Il est vraiment caché!

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ArcGis Model Builder: les itérateurs d’entités

Nous avons déjà vu deux types d’itérateurs, les itérateurs de couche (ArcGis Model Builder: étendre un modèle à un ensemble de données en entrée) et les itérateurs numériques (ArcGis Model Builder: les itérateurs FOR et WHILE ). Il nous reste le dernier type d’itérateurs: les itérateurs d’entités.

Les itérateurs d’entités, c’est quoi?

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ArcGis Model Builder: les itérateurs FOR et WHILE

Dans l’article précédent (ArcGis Model Builder: étendre un modèle à un ensemble de données en entrée) nous avons abordé les itérateurs les plus courants utilisés avec Model Builder. Ces itérateurs permettent d’appliquer un modèle de traitement à un ensemble de couches en entrée.

Mais il existe deux autres types d’itérateurs disponibles:

  • les itérateurs  FOR et WHILE (POUR et TANT QUE)
  • les itérateurs qui parcourent des entités d’une seule couche

Dans cet article nous allons voir les itérateurs FOR et WHILE Continuer la lecture de « ArcGis Model Builder: les itérateurs FOR et WHILE »

ArcGis Model Builder: étendre un modèle à un ensemble de données en entrée

Il y a toujours deux barrières psychologiques à franchir avec Model Builder:

  • la première pour décider de l’utiliser et passer du mode de travail interactif, naturel à ArcMap, à ce mode de travail où l’on fait tout le cheminement de travail virtuellement, avant de le lancer pour de bon
  • la deuxième, quand on est à l’aise avec l’outil et que l’on arrive à créer des modèles de plus en plus complexes, mais toujours basés sur une couche en entrée produisant une couche en sortie. Et là, on se dit que ce serait bien de pouvoir appliquer le modèle automatiquement à tout un lot de données en entrée, et quelque part on trouve qu’il faut utiliser des « itérateurs ».

Si vous êtes devant la première, gardez cet article dans un coin, il vous servira un jour. Par contre si vous êtes dans la deuxième, on va essayer de passer la barrière ensemble. Continuer la lecture de « ArcGis Model Builder: étendre un modèle à un ensemble de données en entrée »

Optimisation du travail avec les Géodatabases ArcGis- 4 : Automatisation avec Model Builder

Les différentes méthodes d’optimisation abordées dans les articles précédents(Indexation, compression, compactage) peuvent être réalisées au coup par coup manuellement. Mais ce sont des tâches de routine, c’est à dire qu’on est amenés à les effectuer régulièrement.
Un des principes des logiciels SIG est de vous faire gagner du temps et de vous éviter de refaire ce que vous avez déjà fait. ArcGis possède un module tout à fait adapté pour ceci: le Model Builder.
Sans connaissances particulières de programmation il vous permet, avec une interface graphique, de créer des programmes de traitement.
Nous allons supposer, pour l’instant, que vous savez comment ouvrir Model Builder et stocker vos modèles. On reviendra sur les bases de Model Builder dans des prochains articles. Pour voir une introduction à Model Builder, vous pouvez visiter le site d’ESRI : Didacticiel – Création d’outils avec le Model Builder.
Vous avez aussi une présentation avec YouTube de Don Boyes (en anglais) : Model Builder Introduction.

Voici le modèle que nous allons créer, pour automatiser le compactage abordé dans l’article précédent et la sauvegarde d’une géodatabase ArcGis.

Nous allons mettre en place deux outils: un pour compacter la géodatabase, l’autre pour faire une copie de sauvegarde dans un autre dossier.
Par contre, pour le nom de la copie de sauvegarde nous avons besoin de récupérer la date actuelle et l’ajouter au nom. C’est la seule partie compliquée.

Première étape: Compacter la géodatabase.


– Ouvrez un nouveau document vierge dans ArcMap
– Ouvrez un nouveau modèle avec Model Builder
 » Cliquez-déplacez l’outil « Compacter » de la boîte à outils « Gestion de données » -> « Geodatabase fichier ».

Conseil: ne chargez pas la géodatabase dans ArcMap. Allez pointer avec le bouton « parcourir les fichiers » sur la géodatabase sur le disque. Comme cela vous êtes sûr que le modèle fonctionnera, même si quand vous le lancez, la géodatabase n’est pas chargée dans ArcMap.

Deuxième étape : Récupérer la date sous forme de texte

Pour concaténer la date au nom de fichier en sortie (sauvegarde) il faut ajouter l’outil « Calcul d’une valeur ». Cet outil n’est pas dans les toolbox, il est disponible dans le menu Insérer » de Model Builder

La fonction gettime récupère la date et heure système.

Le type de donnée en s tie (String) converti la date et heure système en chaîne de texte. Par contre, cette chaîne contient des espaces et des caractères spéciaux, et ceci est interdit dans les noms des géodatabases. Il faut donc les supprimer. C’est à cela que sert le bloc de code
def gettime():
import time
return time.ctime().replace(« : », » »).replace( » « , » »)

Il enlève les « : » et les espaces dans la chaîne en sortie.

Troisième étape: Sauvegarder la géodatabase

Cliquez-déplacez l’outil « Copier » de la boîte à outils « Gestion de données » -> « Général ».
Reliez, avec l’outil « connecter » de Model Builder, les données en sortie de Compacter avec la boîte « Copier » en sélectionnant « Données en entrée ».

Maintenant il faut connecter la valeur calculée avec la boîte Copier.
Par contre il n’y a pas de champ particulier pour cette valeur dans l’outil Copier. Au fait, on va l’utiliser comme variable, en ajoutant sa valeur entre « % » dans le nom du fichier en sortie. On pourrait le faire sans connecter d’aucune manière le calcul, mais il faut éviter des processus indépendants sans lien dans le même modèle, car l’ordre d’exécution n’est pas assuré. L’outil Copier peut être exécuté AVANT le calcul de la date.
Pour éviter ça, cliquez sur « Copier »->Propriétés.
Puis dans l’onglet « Préconditions » cochez le nom de votre calcul.

Ceci vous assure que le calcul sera réalisé AVANT l’exécution de « Copier ».
Finalement, vous allez définir la sortie de sauvegarde.

Dans le nom du fichier en sortie, une fois créé comme d’habitude en parcourant les fichiers et en lui donnant un nom classique, ajoutez dans le nom de la fenêtre « Copier » la sortie de « Calculer » entre des « % ». Au moment de l’exécution du modèle, Arcgis remplace cette chaîne par la chaîne en sortie de Calculer. Sauvegardez le modèle dans votre Boîte à outils. Maintenant il suffit de double cliquer sur ce modèle pour que tout le processus se déroule automatiquement.