Nouveauté QGis 2.12 : réduisez la taille de vos pdf

Quand vous créez des pdf en sortie du composeur d’impression, les couches vectorielles sont converties en pdf en utilisant tous les points présents dans les entités de la couche. Si vous utilisez des couches volumineuses, cela se traduit par des fichiers pdf de grande taille. Dans la version 2.12 de QGis vous disposez d’une nouvelle option qui permet de régler ce problème.

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Affichage bivarié sous ArcGis

Sous ArcGis il n’est pas facile de visualiser une carte bivariée, c’est à dire une carte où les entités sont catégorisées selon deux variables situées dans deux couches indépendantes.

La couleur affectée à chaque entité répond à une échelle de couleurs selon deux axes, X et Y:

exemple de carte bivariéePour cela, chaque couche doit être classée, ici en quatre classes. Les entités ayant la première classe de chacune des couches auront la couleur située en bas et à gauche, celles appartenant à la classe la plus forte de chacune des couches auront la couleur située en haut et à droite.

Vous ne disposez pas d’outils standard dans ArcGis pour faire ceci, mais un modèle de traitement peut résoudre cette absence. Continuer la lecture de « Affichage bivarié sous ArcGis »

Découpage des rasters dans ArcGis

Comment découper des rasters dans ArcMap?

Vous pourriez être surpris d’entendre cela, mais il y a deux façons de découper des rasters dans ArcMap. La technique classique est l’outil « clip raster » (« découpage raster ») dans ArcToolbox. Ceci a été le seul moyen pendant longtemps.
Mais, depuis la version 10, vous disposez en standard d’une barre d’outils « Analyse d’Image ». Cet outil contient aussi un moyen de découper de rasters et des images.
Le principal avantage de la barre d’outils d’analyse d’images, c’est que vous pouvez visualiser le résultat final avant de l’exporter!.

Nous allons voir les deux méthodes, en découpant une partie de l’orthophoto littorale de l’IGN avec les limites communales de Pont-Aven.

orthophoto IGN pont-aven

Première méthode: ArcToolbox: outil clip Raster

Dans ArcToolbox (Data Management> Raster> Traitement Raster> Clip), double-cliquez sur l’outil de clip.

renseignement de l'outil clip raster d'arcmap

Renseignez les champs:

Raster d’entrée (obligatoire) c’est le raster à partir duquel vous souhaitez extraire une partie. Nous voulons couper le raster « 2011-1820-6787-OL-RVB-L93.jp2 ».

Étendue de sortie (en option) c’est la limite du polygone que vous souhaitez extraire. Vous pouvez sélectionner des enregistrements spécifiques dans l’ensemble de données polygone et la découpe se fera en suivant cette limite. Dans notre cas, nous avons sélectionné le polygone correspondant à la commune de Pont-Aven.

Cochez la case « utiliser les entités en entrée pour le découpage ». C’est cette option qui indique à ArcMap d’utiliser les enregistrements sélectionnés dans la couche polygones. Si elle n’est pas cochée, tous les polygones présents sont utilisés comme imite de découpe.

Sortie Raster Dataset c’est le nom de la sortie (raster découpé). Ajouter une extension pour la sortie (.tif, .img, .jpg, etc.) car c’est l’extension entrée ici qui détermine le format du raster en sortie.

Valeur NoData Valeur (en option) Tous les pixels qui sont à l’extérieur de la limite de découpage auront par défaut une valeur NoData. Quand vous chargerez le raster, ces pixels n’apparaitront pas. Vous pouvez changer ça en leur donnant une autre valeur.

Exécutez l’outil en cliquant sur OK. Le raster en sortie sera découpé selon le polygone de Pont-Aven.

résultat du découpage de l'orthophoto

Deuxième méthode: clip Raster (Barre d’outils Analyse d’Image)

Vous devez commencer par activer la barre d’outils d’analyse d’images (Fenêtre -> Analyse de l’image). La fenêtre d’analyse d’image sera affiché dans ArcMap.

ouverture de la barre d'outils analyse d'image d'arcmap

Ceci ouvre la fenêtre d’Image Analysis.

fenêtre image analysis d'arcmap

Dans la barre d’outils d’analyse d’image, sélectionnez le raster que vous souhaitez extraire. Assurez-vous que la case est cochée et que le nom de la couche est en surbrillance. Si vous ne le faites pas, le bouton de clip sera grisé.

bouton clip de la fenêtre image analysis d'arcmap

Le bouton Clip est le premier bouton de la section « Processing ».

Dès que vous pressez le bouton, une nouvelle couche (virtuelle) est ajoutée à la barre de légende avec le résultat du découpage.
Si vous désactivez dans la barre de légende le raster complet, vous pouvez voir le résultat de la commande.

résultat du clip de la commande image analysis d'arcmap

Tout ce que vous avez à faire maintenant, c’est d’enregistrer ce raster découpé : clic droit sur la nouvelle couche virtuelle -> Données -> exporter des données : Choisissez l’emplacement et le nom du fichier que vous souhaitez enregistrer. Vous pouvez également modifier la taille des cellules et le format du raster en sortie. Cliquez sur Enregistrer.

Cette deuxième méthode peut aussi être utilisée sans créer de raster définitif. Simplement vous pouvez l’utiliser pour réduire la taille des rasters affichés et accélérer votre travail.
Une fois la couche virtuelle créée, vous pouvez supprimer le raster d’origine de la fenêtre de légende, et travailler sur le sous-ensemble en lieu et place de l’original.

Si vous êtes amené à travailler sur des données LIDAR, vous adorerez cette méthode!!!

ArcHydro : 2- Préparer un MNT corrigé pour l’hydrologie – 1ère partie

Un Modèle Numérique de Terrain est une représentation des élévations d’un territoire. Chaque cellule (pixel) de ce MNT contient une valeur de hauteur. Selon le moyen de génération de cette surface et la taille définie pour les cellules, la hauteur affectée à la cellule est plus ou moins proche de l’exacte réalité.

Si vous souhaitez utiliser le MNT pour une vue 3D du territoire (Avec ArcScene, par exemple), vous pouvez l’utiliser tel quel et sans précaution particulière. Par contre, si vous souhaitez modéliser l’écoulement de l’eau sur la surface de ce territoire, la première chose à faire, et la plus importante est de la corriger et de l’adapter à cet objectif.

De ce que vous ferez durant cette étape, dépend la qualité des résultats obtenus en ce qui concerne les bassin versants et les différents calculs hydrologiques possibles.

Une correction habituelle consiste à rechercher es cellules entourées par des cellules plus hautes. Ces cuvettes poseront un problème lors de la détermination des directions d’écoulement, car l’algorithme ne peut plus sortir de la cuvette. On procède alors, dans le prétraitement du MNT, au remplissage, de ces cuvettes jusqu’à trouver une cellule adjacente plus basse que la hauteur de remplissage. Cette cellule sera donc la cellule exutoire lors du calcul d’écoulement.
remplissage d'une cuvette du MNT

Par contre, il est extrêmement rare de trouver des références à un autre type de correction, tout aussi important,: les dômes.
De plus en plus de MNT ont des moyens d’acquisition très fins. Les hauteurs acquises ne correspondent pas toujours au niveau du sol, mais souvent à la couche supérieure de la végétation. Une forêt avec des arbres d’une hauteur moyenne sera déterminée avec ce delta d’élévation.
hauteurs du MNT non corrigé
Sur cet exemple, tout à fait théorique, le MNT de base est représenté par le trait bleu, tandis que le niveau qu’il devrait avoir pour correspondre à la réalité est indiqué par le trait rouge.

Si nous gardons ces dômes, ils modifieront artificiellement les écoulements de l’eau, surtout sur des zones plates ou à faible pente.

Nous allons donc commencer par écrêter les dômes, en utilisant ArcHydro Tools et la calculatrice raster de Spatial Analyst.

Comment enlever les dômes

ArcHydro possède un outil qui comble les cuvettes. Nous allons l’utiliser pour enlever les dômes, qui sont en définitive des cuvettes inversées. Si nous prenons l’image précédente et que nous l’inversons, nous avons des cuvettes que nous pouvons remplir.
inversion du mnt pour écréter les dômes

Pour obtenir ceci, il suffit d’afficher le MNT dans ArcMap, vérifier que la symbologie est « étirée » (« stretched ») pour que dans la fenêtre de légende nous ayons la valeur Mini et Maxi du MNT.
Nous allons travailler avec un MNT du Finistère (données srtm) et des couches hydrologiques du SANDRE. Si vous voulez suivre par vous mêmes le processus, vous pouvez télécharger ces fichiers sur notre site, en cliquant ici.
mnt non corrigé
On va prendre la valeur maxi et lui ajouter 25%. Dans notre exemple la valeur maxi du Mnt est de 200m, on va prendre donc la valeur 250.
On va inverser le MNT en soustrayant 250 à chaque cellule du MNT. Pour cela on utilise la calculatrice raster de Spatial Analyst.
inversion du mnt avec la calculatrice raster

Le résultat se trouvera donc dans un nouveau raster MNT_A.
mnt inversé
Vous pouvez constater que, maintenant les valeurs vont de 257 (250 – (-7) ) à 50 (250 – 200) et que les zones basses sont devenues les zones hautes et vice-versa.

Si on applique maintenant la commande de remplissage des cuvettes d’archydro, nous allons combler les dômes inversés.
Pour cela, cliquez sur Terrain preprocessing-> DEM Manipulation -> Fill Sinks
archydro Fill sinks
La fenêtre de configuration de Fill sinks apparaît;
options de fill sinks
Laissez toutes les options par défaut, sauf le nom du raster résultant. Appelez-le MNT_A_Fill.
mlnt écrêté avec fill sinks
Ce raster contient le MNT d’origine SANS les dômes qui ont été remplis.
Mais il est toujours inversé. Maintenant nous allons le retourner à l’endroit, avec la calculatrice raster
remise à l'endroit du mnt avec la calculatrice raster
Le résultat est notre nouvel MNT, sans dômes, et à l’endroit.
mnt écrêté

Jusque là, nous sommes occupés seulement des dômes, mais pas de véritables cuvettes qui se trouvent toujours dans notre MNT. On pourrait passer la commande Fill Sinks maintenant pour remplir ces véritables cuvettes, mais nous avons deux opérations à faire sur le MNT qui peuvent en générer. Il est plus simple de laisser cette opération de remplissage des cuvettes pour la fin du prétraitement.

Dans prochain article nous allons faire cette deuxième partie.

Comment passer vos données de la 2D à la 3D pour exploiter pleinement ArcGis Pro 1.0? 5-création de surfaces raster 3D

Créer une surfaces 3D à partir d’entités topographiques est assez courant pour des utilisateurs de SIG. En partant de données ponctuelles, linéaires ou surfaciques structurées en X,Y,Z ou seulement en X,Y mais avec un attribut contenant le Z, vous créez des surfaces continues qui peuvent être de deux grands types: des surfaces raster ou des surfaces vectorielles.

Créer un surface raster

Une surface raster est une surface continue constituée de cellules carrées contiguës. Toutes les cellules ont la même taille. Vous créez ces surfaces généralement en interpolant des entités ponctuelles (hauteurs), linéaires (courbes de niveau?…) ou plus rarement surfaciques.

Dans ArcGis il y a de nombreuses méthodes d’interpolation disponibles, mais il y en a une spécialement conçue pour créer des Modèles numériques de terrain.

Il s’agît de l’outil Topo vers raster est une méthode d’interpolation spécialement destinée à la création de modèles numériques de terrain (MNT) hydrologiquement corrects.
Topo vers raster interpole les valeurs d’altitude d’un raster en imposant des contraintes pour garantir :

  • une structure de drainage qui soit connectée,
  • la représentation correcte des crêtes et des cours d’eau à partir des données d’isolignes en entrée.
  • Ainsi, il s’agit de l’unique interpolateur d’ArcGIS conçu spécialement pour s’appliquer intelligemment à des entrées d’isolignes.

    Nous allons créer une surface raster à partir d’une couche d’isobathes.

    La commande Topo vers Raster se trouve dans la boîte 3D Analyst->Interpolation raster

    Une fois la couche en entrée définie, vous devez sélectionner le champ contenant les Z et choisir la taille des cellules en sortie.
    Le résultat s’affiche dans ArcMap.

    Cette couche peut être chargée dans ArcScene et peut être utilisée comme base pour les hauteurs affichées dans la vue.

    Comment passer vos données de la 2D à la 3D pour exploiter pleinement ArcGis Pro 1.0? 3 – Vos rasters 2D vers 2,5D (surfaces fonctionnelles)

    Le terme trois dimensions (3D) est souvent galvaudé, car de nombreuses applications aujourd’hui stockent et affichent des données en deux dimensions et demie (2.5D) : les surfaces fonctionnelles. Une surface fonctionnelle est continue, et toutes les localisations sur la surface ne peuvent avoir qu’une valeur d’altitude, ou z, par coordonnée x,y. Les véritables surfaces 3D sont quelquefois désignées sous le terme de surfaces de modèle solides et ArcGIS les gère à l’aide d’entités multipatch. Par opposition à une surface fonctionnelle qui présente une continuité de surface, on trouve des surfaces de modèle solides capables de modéliser et de stocker des valeurs en 3D ou il y a plusieurs valeurs z par coordonnée x,y.
    ArcGis traite les surfaces raster, TIN, de jeux de données de MNT et LAS comme des surfaces fonctionnelles. Les surfaces fonctionnelles peuvent stocker une valeur z unique, et non pas plusieurs valeurs z, pour un emplacement x,y donné. L’exemple probablement le plus répandu de surface fonctionnelle correspond aux surfaces terrestres représentant la surface de la terre. D’autres exemples de surfaces fonctionnelles terrestres incluent les données d’isobathes, les profondeurs de nappes phréatiques et les strates géologiques individuelles. Les surfaces fonctionnelles permettent également de représenter des surfaces statistiques décrivant des données climatiques et démographiques, la concentration de ressources et d’autres données biologiques.
    Un autre type de donnée très répandue est la photographie aérienne ou satellitaire. Nous allons prendre comme exemple une couverture orthophotographique.

    Avant de voir comment passer cette image de 2D en plus de 2D (2,5 ou 3) il faut rappeler comment sont stockées les données XY pour les rasters. Les SIG stockent les coordonnées de chaque point composant une entité vectorielle (points, lignes, polygones). Pour une ligne, le SIG aura les XYZ de chaque point la composant. Par contre, pour un fichier de type raster, composé de pixels et couvrant toujours la totalité de la surface, il est impossible de stocker les coordonnées XYZ de chaque pixel composant l’image. Sans rentrer dans les détails des différents systèmes de géoréférencement d’un raster, le plus simple et ancien consiste à stocker les coordonnées(X et Y) du coin haut gauche de l’image, puis de la taille en X et de la taille en Y des pixels. Avec ces 4 valeurs il est possible de dessiner l’image et de la superposer aux autres couches de données.
    Comme chaque pixel n’a pas de coordonnées XY propres, il est impossible de leur adjoindre une coordonnée Z.
    Alors, comment faire pour voir notre photo aérienne en 3 dimensions?
    On va lui affecter une surface de référence, une surface fonctionnelle dans laquelle la valeur du pixel sera le Z souhaité. Cette surface sera généralement un Modèle numérique de terrain (MNT). Puis on dira à ArcGis que l’on souhaite qu’il drape notre photo aérienne sur cette couche de référence.
    Concrètement, dans ArcScene on charge la photo aérienne, puis dans la fenêtre de propriétés de la couche, dans l’onglet « Hauteurs de base » cochez l’option « Flottant sur une surface personnalisée » et naviguez pour indiquer votre couche de référence (MNT).

    La photo apparaît alors drapée sur le MNT. Pour ne pas avoir a refaire cette opération chaque foius que vous voulez afficher votre photo aérienne, il suffit de sauvegarder la couche dans un fichier de couche (.lyr), en cliquant avec le bouton droit de la souris sur la couche puis « sauver comme fichier de couche ».
    Quand vous chargerez cette couche dans ArcScene elle apparaîtra directement en 3D (plus exactement en 2,5D).