SIG et collectivités territoriales (2) – Les apports d’un SIG

Les apports d’un SIG pour la gestion d’un territoire

Les apports en interne

L’information est un facteur clé dans toute gestion territoriale : plus l’information existe, est disponible et sous une forme adéquate, plus les
décisions de gestion sont faciles à prendre et mieux adaptées.
La gestion de l’information en interne peut être nettement améliorée, en permettant des mises à jour plus fréquentes, en améliorant la qualité de ces mêmes informations, leur validité, leur cohérence globale. De nouvelles données peuvent être gérées et utilisées. Celles qui l’étaient déjà peuvent être mieux gérées et à un coût de personnel inférieur. Les décideurs peuvent compter sur des informations fiables mais, surtout, sous une forme adaptée à leurs visions du territoire et leurs mécanismes de décision.

Les apports dans les relations avec les partenaires

La mise en commun d’un référentiel géographique permet des échanges plus rapides, plus fréquents et plus fiables avec les partenaires de la collectivité. Que se les gestionnaires de réseaux ou les collectivités limitrophes, l’accès aux informations de chacun se voit facilité et fiabilisé à travers le SIG.

Les apports dans les relations avec le public

Ces apports sont visibles sous les deux principaux aspects d’un SIG: l’amélioration du service aux usagers par la rapidité et l’adéquation des
documents fournis par la collectivité la possibilité d’enrichir tous les outils de communication de la collectivité (publications, affiches, sites internet,…) avec des vecteurs d’information efficaces (cartes, graphiques,…)

Les domaines d’application du SIG

Tout d’abord nous devons faire une distinction sur ce que l’on englobe sous le terme d' »Information ». Sous ce terme on retrouve trois concepts :

  • Les données : c’est à dire les mesures que l’on réalise ou que l’on obtient de tiers (résultats d’analyses, mesures directes, comptages, etc). C’est une observation objective et élémentaire d’un paramètre.
  • L’information: elle résulte d’un traitement des données. ce traitement synthétise ou classifie les données de manière à leur faire correspondre une notion plus élaborée de l’observation, mais reste toujours objectif. On nconstruit à partir des mesures des « indicateurs ».
  • La connaissance: c’est l’intégration de plusieurs informations pour apréhender un aspect du territoire. cette intégration est forcément subjective et dépend de la personne qui la réalise.

Pour donner un exemple : Les résultats d’analyse d’une source d’eau tels que la concentration en nitrates, en phosphates, etc, sont typiquement des données. Ils sont utilisés pour classer l’eau soit en eau potable soit en eau non potable qui sont elles, des informations. Décider si l’eau de cette source est de bonne qualité ou non (connaissance) va dépendre de l’observateur : du nombre d’informations qu’il utilisera et de l’importance qu’il donnera à chacune pour se faire son opinion.

Une autre manière de classer les applications du SIG c’est de distinguer les applications de gestion et les applications de décision. Dans les premières on retrouve toutes les opérations qui ont un caractère constant : la gestion du cadastre, mise à jour des parcelles, des propriétaires, etc, n’est jamais terminée. C’est une opération constante dans le temps. Dans les deuxièmes on retrouve les opérations qui ont un but précis et délimité dans le temps : la création d’une zone d’activités, par exemple, implique des opérations qui serviront à prendre la décision de sa création, de son emplacement, etc, mais qui ne se répéteront pas.

Les applications de gestion territoriale

Si elles sont nombreuses, on peut quand même citer les principales applications au niveau de Communes et des Communautés de Communes.
La première qui vient à l’esprit et la gestion du cadastre et du plan d’occupation des sols. Par rapport à la gestion des feuilles cadastrales, le SIG donne la possibilité d’avoir un seul plan continu sur l’ensemble du territoire de la collectivité. D’autre part, l’utilisateur accède simultanément et de manière intégrée aux informations graphiques du plan et aux informations textuelles de la matrice. L’utilisateur n’est plus limité vis à vis de l’échelle de visualisation et peut utiliser les outils de classification thématique du SIG pour mettre en évidence un aspect particulier.
Le deuxième type d’applications les plus fréquentes est la gestion des réseaux et des équipements de la collectivité. S’appuyant sur le plan cadastral, tous les réseaux peuvent être gérés de manière cohérente. Non seulement on dispose immédiatement de l’inventaire de tout type d’équipement public, mais aussi d’un moyen de gérer toutes les interventions sur les réseaux d’eau, d’assainissement, d’éclairage, des fossés, etc.

Les applications de décision territoriale.

Grâce aux applications de gestion, la collectivité dispose de données et d’informations suffisantes pour envisager l’aide à la décision. Des tableaux de bord permettent le suivi de l’évolution de la population et de l’habitat, des zones d’aménagement, du tissu agricole, etc. Ces tableaux de bords servent à l’élaboration de projets particuliers de développement qui peuvent être validés par la simulation de scenarii à partir du SIG.

Nous aborderons dans le prochain article la stratégie d’une informatisation du SIG pour une collectivité territoriale.

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